Assises du Rhône: Un huis-clos mère/fille qui tourne au crime fusionnel

Publié le par Handi@dy

"Une femme accusée d'avoir assassiné en 2005 sa mère atteinte de sclérose en plaques a été décriteaujourd'hui, au premier jour de son procès aux assises du Rhône, comme une personnalité fragile, prisonnière d'une "relation fusionnelle" ayant tourné au "huis-clos".

"Ma mère et moi, on était au bout du rouleau": c'est ainsi que l'accusée, Josiane Humbert, explique son geste à l'expert-psychiatre venu l'examiner près de deux ans après les faits, survenus le jour de la fête des mères.

Le visage impassible, cheveux gris coupés courts, les mains croisés sur ses genoux, Josiane Humbert, 52 ans, baisse les yeux. A ses côtés, son mari, poursuivi pour complicité d'assassinat.

"J'ai vu une femme fragile, à la personnalité dépressive, qui entretenait une relation fusionnelle avec sa mère, et qui s'est vite trouvée débordée devant la dégradation de son état de santé", affirme à la cour le docteur Jean Canterino.

Le psychiatre évoque les trois tentatives de suicide de l'accusée, avant les faits, des gestes "peu anodins" qui démontrent selon lui qu'elle n'était "pas solide psychiquement". "Sa mère était devenue une sorte d'obsession", résume-t-il.

Devant les jurés de la cour d'assises, Mme Humbert raconte sa mère, dont elle était la fille unique, "une femme très douce qu'elle a toujours vue souffrir" de rhumatismes d'abord, puis d'une sclérose en plaques à partir de 1986.

En 1988, alors qu'elle est mariée et mère de deux petites filles, elle quitte Mâcon où elle réside avec son mari pour se rapprocher de sa mère malade.

Commencent alors 18 années de soins quotidiens: Mme Humbert, qui ne travaille pas et s'est éloignée de ses deux filles, "prend en charge toute seule ménage, nourriture et prise de médicaments", décrit le chef des enquêteurs, l'adjudant Alain Fontaine. "Elle était omniprésente", ajoute-t-il.

Pour le docteur Canterino, "il était peu pensable ni pour elle, ni pour sa mère, d'envisager une tierce solution", comme le placement en maison médicalisée de la vieille dame. Financièrement, les époux Humbert n'auraient pas pu l'assumer à moins de vendre leur maison, selon les enquêteurs.

En 2005, l'état de santé de la malade, qui ne se déplace plus qu'en fauteuil roulant et a été placée sous morphine en raison de ses douleurs, se dégrade. Mais, selon l'adjudant Fontaine, elle "n'est pas en fin de vie et n'a jamais directement exprimé sa volonté de mourir".

Une semaine avant les faits, Mme Humbert tente une première fois d'étouffer sa mère avec une couverture.

Et si ce 29 mai 2005 elle y parvient, n'est-ce pas "symbolique" en ce jour de fête des mères, demande l'avocate générale Véronique Escolano.

Le psychiatre lui répond que "ce n'est pas une histoire d'euthanasie, plutôt un meurtre de type passionnel". Puis il lâche: "c'est une affaire entre elle et sa mère".

Le verdict est attendu vendredi après-midi. "
Lu sur .leprogres.fr

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annabelle 16/10/2009 11:15


assassiner quelqu'un avec préméditation n'a aucune excuse... mais ce n'est que mon avis hein
bisous Adi 


Handi@dy 16/10/2009 19:28


Que je partage!!! :0010: