SEMAINE SUR L'EMPLOI & LE HANDICAP/ Ma remise en question professionnelle.
C’est une tendance surprenante mais bien réelle. Les entreprises ne se détournent plus des handicapés. Elles veulent les recruter et le font savoir. Plus de 2 000 postes sont actuellement à pourvoir et du 12 au 18 novembre, la 11e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées va marteler le message à travers la France. Pour que candidats et entreprises n’aient aucune chance de se rater.
La semaine pour l’emploi des personnes handicapées
Organisée par l’Adapt d’un côté et l’Agefiph de l’autre, la 11e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées aura lieu du 12 au 18 novembre à la fois sur le Web et partout en France. Des centaines d’événements sont prévus pour rapprocher les candidats handicapés et les entreprises mais aussi pour changer le regard du quidam sur le handicap.
Pourquoi les recruteurs deviennent-t-ils « handicap friendly » ?
La nouvelle loi Handicap prévoit que les entreprises d’au moins 20 salariés qui, entre 2006 et 2010, n’auront pris aucune initiative en matière d’emploi de personnes handicapées, verront leur contribution financière à l’Agefiph passer à 1500 fois le smic horaire par personne manquante.
Les dernières réticences et comment les contrer ?
A ce jour, il reste 23 000 entreprises (soit 25% de celles qui sont concernées par la loi handicap) qui n’emploient aucune personne handicapées. L’embauche de personnes handicapées est jugée « difficile », par 59% des entreprises qui en ont déjà fait l’expérience et par 61% de celles qui n’ont pas encore initié cette démarche. Le taux de chômage des personnes handicapées demeure deux fois supérieur à celui des valides.

A ce jour, il reste 23 000 entreprises (soit 25% de celles qui sont concernées par la loi handicap) qui n’emploient aucune personne handicapées. L’embauche de personnes handicapées est jugée « difficile », par 59% des entreprises qui en ont déjà fait l’expérience et par 61% de celles qui n’ont pas encore initié cette démarche. Le taux de chômage des personnes handicapées demeure deux fois supérieur à celui des valides.
Apprendre à « vendre » le handicap
Mais des efforts restent à faire pour faire tomber les préjugés. Les organismes d’aide à l’insertion professionnelle conseillent aux personnes handicapées de bien connaître la loi de façon à la présenter de façon positive aux recruteurs qui l’ignorent souvent.
Ainsi, le candidat doit évoquer l’intérêt financier que pourrait représenter son embauche. Bien sûr, il doit également être capable d’argumenter de façon convaincante l’intérêt social que sa présence peut avoir auprès des autres salariés.
Donner des chiffres
Pour ce faire, il peut s’appuyer sur des résultats d’un sondage Louis Harris :
- 93% des entreprises se déclarent satisfaites des personnes handicapées qu’elles emploient (dont 25% de « très satisfaites »)
- 80% des salariés ayant un collègue handicapé n’ont pas constaté de surcharge de travail.
- 91% des sondés affirment être prêts à se mettre à la disposition d’une personne handicapée récemment recrutée pour l’aider, soit dans son travail quotidien, soit à s’intégrer dans l’équipe.
Rectifier des idées reçues
Contrairement à ce que s’imaginent nombre de personnes valides, 90% des travailleurs handicapés n’ont pas besoin d’un aménagement de poste. La faute à une vision étroite des handicaps, trop souvent associés à un fauteuil roulant ou à une canne blanche. Autre idée reçue à combattre : le handicap à la naissance. Dans 85% des cas, les personnes touchées le sont après une maladie, un accident ou, tout simplement, en vieillissant.
©Keljob.com"
ET MOI???
***MON GRAIN DE SEL: après ma grosse dépression de cet été, ma crise existentielle, ma remise en question, je sais que tout est à revoir aussi sur le plan professionnel! Comme je le disais récemment à la psy qui me suit ici, j'ai toujours été réfractaire à l'autorité injuste et à la hiérarchie lorsque les "supérieurs" sont incompétents ou "handicapés" sur le plan humain, émotionnel... Quand votre "boîte" va dans la mauvaise direction, plante ses employés, mène les "clients" en bateau, vous suivez? Vous cautionnez? Pas moi. J'ai cru pouvoir, avec le temps, opérer une réforme douce, une révolution tranquille, de l'intérieur. A tort. Le fait d'avoir bossé contre mes convictions profondes, censée appliquer des réformes abherrantes, est sans doute pour beaucoup dans ma sclérose en plaques. Ca me faisait "chier" de travailler ainsi, de suivre la meute de collègues motivés uniquement par les 18h et les congés. Je ne pouvais plus continuer ainsi. Et quels sont mes symptômes de SEP ? Incontinence (fait chier!) et paraplégie !!!(je ne peux plus "continuer" ainsi, "avancer" ainsi, ça ne "marche pas", c'est voué à l'échec, je ne veux plus suivre ce chemin!) Edifiant, non? Drôle de coïncidence...
Je sais ce que j'ai réussi à faire. Je sais ce que je vaux professionnellement. Je sais ce que j'ai apporté aux jeunes qu'on m'a confiés. J'en ai le coeur, les mains, l'esprit empli, de leur gratitude, de leurs sourires, de leurs paroles gentilles. Je suis riche de ça. Je me nourris de ce que j'ai fait pour eux. Alors, je ne continuerai pas sur le chemin de la médiocrité, du mauvais compromis. Du mensonge collectif. Je quitterai l'E.N. Je me réinventerai une vie, ma vocation est inchangée, intacte, j'ai ce métier dans les tripes. D'ailleurs, j'exerce mes qualités de pédagogue ici même, en centre hospi! Informatique, tricot (lol), psy... Je forme, j'informe.
Ce sera dur, mais sans regrets car le public demandeur est partout. A bientôt, nouvelle vie!
