LES URNES (et non les runes!) ONT PARLE. ALEA JACTA EST. Lettre à ma France.
Les urnes ont parlé...
Lettre à ma France,
Ma chère France,
chère Marianne,
ce soir nous sommes comme désaccordées, toi et moi, et j'avoue que des larmes d'incompréhension devant ton choix ont coulé sur mes joues pendant une minute... Oh, je m'en doutais bien, hein, va, te connaissant, j'avais bien vu que tu te laissais draguer par les extrémismes, mais j'avais tant espéré que tu changerais, que tu ouvrirais les yeux, que tu resterais sans tache, digne... J'ai cru en toi jusqu'au dernier moment...chère Marianne,
Que t'est-il donc arrivé pour que tu cèdes à la peur, bercée par les néfastes chants des sirènes, emplis de défiance, de frilosité, de haine et de division...
Cette victoire que tu octroies à ton nouveau prétendant est-elle celle de la raison? Ou de la colère, de la frustration et de tes angoisses refoulées?
Dehors, je les entends aussi les sirènes, mais les vraies, celles des véhicules de police en renfort dans le quartier sensible tout proche... Le quartier des exclus, de ceux qui ont été qualifiés de "racaille". Ces enfants, pourtant, auxquels tu refuses de tendre la main, ce sont les tiens, et tant que tu ne les reconnaîtras pas comme tels, tu ne pourras être heureuse ou épanouie.
Je te croyais jeune et belle, mûre tout au plus, (j'en arrive même à douter que tu es Marianne, une femme...) mais tu es vieille dans ton âme et aigrie, tu n'as pas écouté tes enfants bafoués, insultés qui à présent risquent, hélas, de se rebeller encore contre toi... J'aurais tellement souhaité que tu grandisses, que tu fasses le pari de la modernité, du changement, de l'autorité sereine et juste, et non de l'autoritarisme réactionnaire qui braque. Tu as régressé ce soir, et j'en suis troublée. Déçue, peinée, mais aussi inquiète pour ton état de santé.
Mais, tu me connais, je t'aime, et même si je n'ai plus le coeur à la fête depuis quelques heures, tu sais que je serai là, je ne m'enfuierai pas, je remplirai mes obligations de fille et petite-fille de résistants, je serai à tes basques, attentive, vigilante, citoyenne de coeur et de raison, prête à te réveiller et à te secouer si ton prétendant menace de casser notre chère "maison France", celle du siècle des Lumières, de l'Humanisme, des Droits de l'Homme, de la liberté d'expression, de l'égalité des chances pour tous: tes jeunes et tes handicapés de toute sorte, de la fraternité qui aurait pu réunir, ce soir, en liesse, toutes les couleurs de tes enfants, si seulement tu avais eu l'audace! Oui, je te réveillerai, ma France, si tu dévies des voies de la République. Je serai présente à l'appel de ma conscience, si tu fais échouer l'espoir en ne tenant pas tes promesses.
J'ai mal à toi, j'ai mal à ma France, je me sens comme trahie par un membre de ma famille...
Marianne, ce soir, une partie de tes enfants pleurent. Ne fais pas la sourde oreille...
@dy, ta fille et citoyenne engagée.
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Oui, les urnes ont parlé...

AFP

Oui, les urnes ont parlé...

AFP

La France a élu NICOLAS SARKOZY, avec un nombre écrasant de voix du FN qui n'a pas écouté Jean-Marie Le Pen, son leader; ses disciples retournant leur veste plus vite que le vent, se sont retrouvés dans le programme du Président élu, signe très inquiétant. La ligue des Droits de l'Homme avait invité à voter pour Ségolène Royal, c'est dire... Photo AFP
Le visage de l'extrême droite a changé. Il n'est plus borgne et bouffi, mais il est bel et bien aveuglé par l'ambition. Le voilà avec pignon sur rue, un semblant de respectabilité, du moins pour les dupes.
Alors la France de SEGOLENE ROYAL, ainsi que celle des votes nuls/blancs/abstentionnistes qui auraient pu faire la différence, elle ne va pas s'apitoyer sur son propre sort! Nous avons livré une belle campagne, digne, ardente, juste, morale. Aucun regret.
Ségolène, radieuse, bonne perdante, souriante, s'est adressée à ceux qui l'ont portée, dans un élan d'espoir, au second tour: "Quelque chose s'est levé. Quelque chose qui ne s'arrêtera pas. (...) TOUS ENSEMBLE! TOUS ENSEMBLE!". Nous reconstruirons avec elle, demain, un parti plus fort, plus rassembleur encore pour les échéances à venir. Photo AFP
Nous serons présents à chaque acte du nouveau gouvernement, en citoyens responsables que nous sommes.
Nous serons les gardiens des valeurs de la République. Nous défendrons nos droits s'ils sont attaqués.
Le discours (rédigé par qui d'ailleurs?) qu'a tenu notre nouveau Président, sans l'habiter, sans y croire vue son expression (il est le vainqueur, c'est pourtant Ségolène qui rayonnait), est à double face, comme celui qui l'a proclamé. Des choses et leur contraire, dans la foulée. Un rejet du passé très marqué, alors qu'un homme sans passé, nous le savons, est condamné à reproduire ses erreurs, et n'a pas d'avenir. Des élans peu réalistes ("la France aidera toutes les femmes martyrisées du monde", alors que lors du grand débat, N. Sarkozy ne voulait aider que les femmes martyrisées d'UNE association qu'il privilégiait!), dythirrambiques, d'une démagogie et d'une mégalomanie incroyables! Un appel au monde entier, c'était aussi la prétention d'un triste sire du siècle dernier qui l'a mené au désastre... Il faut raison et proportion garder. La France n'est pas le phare du monde... J'aurais aimé me réjouir sincèrement du passage sur la priorité donnée au problème grave de l'environnement, mais dans la bouche de quelqu'un qui a tant et tant menti dans le passé... Alors je me méfie de ces envolées lyriques qui ne sont que ce qu'elles sont: des paroles.
Nous verrons également, si dans les faits, les vainqueurs qui ont le beau rôle, respecteront ceux qui ont porté un autre projet, un autre espoir...
D'ailleurs, si cela se trouve, ceux qui ont voté pour Sarkozy aujourd'hui seront les premiers dans la rue pour se plaindre... C'est aussi ça, la France!!!
CLIC: « Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. »
Charles De Gaulle à propos des Français, début juin 1940, cité par son fils Philippe De Gaulle ("De Gaulle, mon père", Plon)
Les dés en sont jetés. Espérons que ce Président honorera son mandat. Et par pitié, sans sortir les vieux ministres de la vieille qui ont déjà planté la France, les Fillon, Breton, Borloo et j'en passe. Souhaitons-le lui, de réussir, pour le bien de tous les Français...
J'attends les actes. De roue ferme. Je suis une femme d'action.
Respectant, par la force des choses, le choix d'une majorité fourvoyée, comme cela s'est vu souvent dans l'Histoire, je ne l'en accepte pas pour autant et serai, comme toujours, une citoyenne vigilante et critique au sens constructif du terme.

Le visage de l'extrême droite a changé. Il n'est plus borgne et bouffi, mais il est bel et bien aveuglé par l'ambition. Le voilà avec pignon sur rue, un semblant de respectabilité, du moins pour les dupes.
Alors la France de SEGOLENE ROYAL, ainsi que celle des votes nuls/blancs/abstentionnistes qui auraient pu faire la différence, elle ne va pas s'apitoyer sur son propre sort! Nous avons livré une belle campagne, digne, ardente, juste, morale. Aucun regret.
Ségolène, radieuse, bonne perdante, souriante, s'est adressée à ceux qui l'ont portée, dans un élan d'espoir, au second tour: "Quelque chose s'est levé. Quelque chose qui ne s'arrêtera pas. (...) TOUS ENSEMBLE! TOUS ENSEMBLE!". Nous reconstruirons avec elle, demain, un parti plus fort, plus rassembleur encore pour les échéances à venir. Photo AFP

Nous serons présents à chaque acte du nouveau gouvernement, en citoyens responsables que nous sommes.
Nous serons les gardiens des valeurs de la République. Nous défendrons nos droits s'ils sont attaqués.
Le discours (rédigé par qui d'ailleurs?) qu'a tenu notre nouveau Président, sans l'habiter, sans y croire vue son expression (il est le vainqueur, c'est pourtant Ségolène qui rayonnait), est à double face, comme celui qui l'a proclamé. Des choses et leur contraire, dans la foulée. Un rejet du passé très marqué, alors qu'un homme sans passé, nous le savons, est condamné à reproduire ses erreurs, et n'a pas d'avenir. Des élans peu réalistes ("la France aidera toutes les femmes martyrisées du monde", alors que lors du grand débat, N. Sarkozy ne voulait aider que les femmes martyrisées d'UNE association qu'il privilégiait!), dythirrambiques, d'une démagogie et d'une mégalomanie incroyables! Un appel au monde entier, c'était aussi la prétention d'un triste sire du siècle dernier qui l'a mené au désastre... Il faut raison et proportion garder. La France n'est pas le phare du monde... J'aurais aimé me réjouir sincèrement du passage sur la priorité donnée au problème grave de l'environnement, mais dans la bouche de quelqu'un qui a tant et tant menti dans le passé... Alors je me méfie de ces envolées lyriques qui ne sont que ce qu'elles sont: des paroles.
Nous verrons également, si dans les faits, les vainqueurs qui ont le beau rôle, respecteront ceux qui ont porté un autre projet, un autre espoir...
D'ailleurs, si cela se trouve, ceux qui ont voté pour Sarkozy aujourd'hui seront les premiers dans la rue pour se plaindre... C'est aussi ça, la France!!!
CLIC: « Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent. »
Charles De Gaulle à propos des Français, début juin 1940, cité par son fils Philippe De Gaulle ("De Gaulle, mon père", Plon)
Source AOL
Les dés en sont jetés. Espérons que ce Président honorera son mandat. Et par pitié, sans sortir les vieux ministres de la vieille qui ont déjà planté la France, les Fillon, Breton, Borloo et j'en passe. Souhaitons-le lui, de réussir, pour le bien de tous les Français...
J'attends les actes. De roue ferme. Je suis une femme d'action.
Respectant, par la force des choses, le choix d'une majorité fourvoyée, comme cela s'est vu souvent dans l'Histoire, je ne l'en accepte pas pour autant et serai, comme toujours, une citoyenne vigilante et critique au sens constructif du terme.
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