Une panne d'ascenseur handicape les locataires

Publié le par Handi@dy

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Lors des pannes, Christophe peut compter sur sa famille et voisins pour l'aider à remonter chez lui.

Une panne d’ascenseur bloque le quotidien de locataires depuis trois semaines, dont Christophe, en fauteuil roulant.

 

Au fil des jours, les étagères du frigo de Christophe se vident. « Comment voulez-vous qu'il se remplisse avec l'ascenseur en panne ? » Car Christophe Dupuis, locataire au 2e étage, ne peut pas utiliser les escaliers de son immeuble rue Albert Catalifaud. Atteint de sclérose en plaques, il se déplace depuis un an en fauteuil roulant. Et depuis trois semaines, difficile de faire ses courses ou tout simplement de prendre l'air.
« L'ascenseur est en panne. Cela va un peu mieux depuis une semaine mais des incidents persistent et le bloquent. Des techniciens travaillent dessus, il marche un temps et retombe en panne ». Une situation aléatoire qui lui a suscité des soucis il y a quelques jours. « J'ai pu descendre mais au moment de reprendre l'ascenseur pour rentrer chez moi, impossible. J'ai bien appelé les pompiers ou la police, pour m'aider mais ils ne pouvaient pas. J'ai alors dû joindre mon frère, qui est venu de Fargniers, pour que je puisse rentrer ». Et mardi, une dernière tentative lui a valu d'être resté coincé durant deux heures à l'intérieur. Les pompiers ont réussi à venir à bout de ce piège.
Heureusement que Christophe n'est pas seul dans cette galère, il peut compter sur ces voisins, bien embêtés eux aussi.

Etre autonome avant tout

Mais le jeune homme souhaite se débrouiller seul pour faire ses courses et être autonome. « Je veux les faire moi-même. J'ai choisi cet immeuble car il avait justement un ascenseur. Je ne peux même pas en profiter. Surtout que je paie 68 € de charges, notamment pour cette installation », remarque-t-il, entouré de quelques voisins. Malgré cela, chacun lui apporte quelques légumes ou pâtisseries. Quant à un logement situé en rez-de-chaussée, « j'ai fait une demande. Il faut attendre ».
Pour les autres locataires, la vie s'écoule ainsi au rythme des pannes. « Je suis cardiaque, prendre les escaliers est difficile pour moi. Je ne peux plus alors marcher durant plusieurs jours », explique une voisine. Et tous de

souligner la présence de personnes âgées dans l'immeuble.
Alors depuis trois semaines, ils enchaînent les coups de fil à leur bailleur, la société Logivam, basée à Soissons (voir encadré). Après un temps de latence, des techniciens viennent sur le site, mais les réparations ne durent pas. « On nous parle d'une pièce, qui est bien commandée... », remarque le groupe.
Alors en attendant la réparation salvatrice, les locataires se mobilisent autour d'une pétition lancée il y a quatre jours. « Nous avons déjà quelques signatures, mais des personnes sont absentes avec les vacances ».
Et hasard des pannes, cinq minutes après notre rencontre, le frère de Christophe s'est retrouvé coincé à l'intérieur de l'ascenseur. La galère continue pour les résidents.

 

 

PLUS QUE QUELQUES JOURS
Joint par téléphone, Logivam apporte quelques précisions techniques sur ces incidents techniques. « Ces dysfonctionnements de l’ascenseur font suite à un problème de la carte électronique pour l’ouverture et la fermeture des portes. Une nouvelle carte a été commandée le 19 juillet. Cette défaillance a généré d’autres difficultés dans l’usage de l’appareil », souligne un agent.
Et bonne nouvelle pour les locataires, Logivam a reçu un appel bienvenu de la part de son prestataire : la pièce doit être réceptionnée aujourd'hui ou demain. En attendant, le bailleur a convenu avec des locataires de mettre à l’arrêt l’ascenseur, afin d’éviter à de nouvelles personnes d’être coincées. « Lors de cette discussion, nous avons aussi proposé à M. Dupuis de s’organiser pour faire ses courses ». Et de conclure. « C’est un accident rare. Nous modernisons le parc depuis 2008 et réalisons les travaux de mise en

conformité »."

aisnenouvelle.fr

***MON GRAIN DE SEL: j'ai déménagé en rdch surélevé, mais pour accéder aux poubelles ou à la cave, il faut prendre l'ascenseur. Je me suis retrouvée bloquée deux fois au sous-sol pendant quelques heures. Otis était débordé. Moralité: déménager de préférence en rez de jardin ou dans un logement de plain pied!

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