SCLÉROSE en PLAQUES : Un nouveau test pour la détecter dans plus de 60% des cas

Publié le par Handi@dy

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ECTRIMS

Les laboratoires Biogen Idec et Elan Corporation, ont présenté le 17 octobre des données de leur essai expérimental qui permet de détecter les anticorps anti-JCV, marqueurs de la sclérose en plaques (SEP), dans le plasma ou sérum humain. Des données présentées lors du 26e Congrès du Comité européen pour le traitement et la recherche sur la sclérose en plaques (ECTRIMS) qui s'est tenu à Göteborg, en Suède.

La détection des anticorps anti-JVC peut fournir un moyen de segmenter, ou de classifier, les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) qui envisagent un traitement par Tysabri® (natalizumab), ou qui sont déjà traités, et évalue leur risque de développer une leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP), une affection démyélinisante de la substance blanche du système nerveux central rare mais grave. Rappelons que Tysabri®  et un traitement homologué dans plus de 45 pays, approuvé pour les formes récurrentes de SEP aux États-Unis et dans l'Union européenne.

Cet essai visait donc la détection des anticorps anti-JVC, est actuellement en phase d'évaluation, dans le cadre d'études cliniques prospectives à grande échelle portant sur plus de 10.000 patients, pour déterminer son utilité et son efficacité pour évaluer le risque de LEMP présenté par les patients traités par Tysabri® (natalizumab).

« Lorsque l'on traite une maladie chronique telle la SEP, la sécurité du patient est d'une importance primordiale. Nous nous engageons à améliorer la vie des personnes atteintes de SEP. La compréhension et la réduction des facteurs de risque potentiels du traitement s'inscrivent dans le cadre de notre engagement », déclare le Dr. Alfred Sandrock, vice-président du service de recherche en neurologie chez Biogen Idec. « Nous nous engageons à mieux comprendre la LEMP et avons pris un certain nombre de mesures visant à atténuer les risques. L'essai portant sur les anticorps anti-JCV, l'une de nos initiatives les plus avancées, a la faculté de fournir aux médecins un outil qui leur permettra d'évaluer le risque de développer la LEMP. »

Prévalence des anticorps anti-JVC chez une cohorte importante de patients atteints de sclérose en plaques et traités par natalizumab : L'essai ELISA a été utilisé pour détecter les anticorps anti-JVC dans le sang de patients participant à l'étude d'observation globale sur l'innocuité du traitement par Tysabri  et chez les patients atteints de sclérose en plaques en rechute traités également par Tysabri®. Ces données ont indiqué une prévalence générale d'anticorps anti-JVC d'environ 50 à 60 %, définie en fonction de facteurs tels que l'âge et le sexe. La forte prévalence des anticorps anti-JVC est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes et s’accroît avec l'âge, quel que soit le sexe du patient. L'utilisation de Tysabri® et un traitement antérieur par immunosuppresseurs ne semblent pas affecter la prévalence des anticorps anti-JVC.

Sur plus de 800 patients atteints de SEP évalués, 54 % ont obtenu un résultat positif pour les anticorps anti-JVC. 100 % des patients atteints de LEMP et traités par Tysabri® ont obtenu un résultat positif pour les anticorps anti-JVC. D’autres études, présentées à l’ ECTRIMS font également état d’une prévalence des anticorps anti-JVC allant de 61 à 67%. Ce test de biologie permettra également d’éviter l’infection cérébrale possible avec le traitement par natalizumab, (Tysabri®) qui a aussi l’effet indésirable de favoriser  le développement d’une maladie infectieuse cérébrale rare mais sévère, la leuco-encéphalopathie multifocale progressive (PML), due à au virus JC, ou JCV."

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