Sclérose en plaques:ccsvi: la recherche d'abord

Publié le par Handi@dy

"

Paule Vermot-Desroches

Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les découvertes et les traitements expérimentés par le Dr Paolo Zamboni ont suscité leur lot de réactions dans le monde, à commencer par le Collège des médecins du Québec qui, en juin dernier, a émis des réserves quant à l'efficacité de ce traitement, jugeant que les travaux du Dr Zamboni étaient préliminaires et nécessitaient d'autres études «contrôlées».

Toutefois, la nouvelle de ces traitements a suscité beaucoup d'espoir chez les personnes atteintes, remarque la Société canadienne de la Sclérose en plaques qui finance actuellement des études préliminaires pour vérifier la prévalence et la méthodologie de diagnostic du Dr Zamboni au Canada et aux États-Unis.

«Notre position est d'être le plus objectif possible, de se renseigner le plus possible et communiquer l'information le plus objectivement possible avec de bonnes sources à nos membres pour qu'ils prennent les bonnes décisions pour eux. À ce stade-ci, nous n'avons pas à conseiller ou à juger de faire une chose ou de ne pas la faire», considère Lucie Bilodeau, responsable des communications pour la Société canadienne de la Sclérose en plaques au Québec, qui ne cache pas que les travaux du Dr Zamboni ont suscité un grand intérêt en Amérique du Nord.

Or, cette réalité a aussi entraîné l'ouverture de plusieurs cliniques privées dans le monde qui offrent désormais ce traitement, ce qu'un système public de santé ne peut se permettre de faire dans un si court délai, estime-t-elle.

«Quand ils décident de mettre sur pied des modes d'intervention, ils le font après qu'ils aient effectué toutes les étapes de recherche. Ça répond à des standards internationaux, on ne peut pas passer par dessus», souligne Mme Bilodeau, en ajoutant: «C'est une piste qui apporte beaucoup d'espoir et qui doit être explorée, qui doit suivre son cours en terme de recherche».

À ce jour, l'organisme et son homologue américain ont investit 2,4 millions $ dans sept recherches préliminaires pour vérifier cette piste.

Ils ont aussi fait des approches auprès du gouvernement pour obtenir du financement pour des essais cliniques dès que ces recherches préliminaires seront complétées, ce qui pourrait être fait à la fin de 2011.

«On espère que la recherche va aller le plus rapidement possible. En attendant, ce qu'on dit à notre monde, c'est de bien faire leurs devoirs, de bien se renseigner avant de partir à l'étranger, de faire la liste des questions à poser avant de subir une intervention. Ils doivent avoir vraiment toutes les réponses de base», croit Mme Bilodeau."

le-nouvelliste/actualites

Commenter cet article