Sclérose en plaques : L'apparition de la maladie n'est pas qu'affaire de génétique

Publié le par Handi@dy

La découverte de la cause??? Pourquoi chez des jumeaux, l'un a la SEP et l'autre non?

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Pauline Gravel   29 avril 2010  Santé
Le mystère entourant les causes de la sclérose en plaques est demeuré entier jusqu'à maintenant, mais les choses pourraient bien commencer à changer. À la une du journal Nature, des chercheurs affirment qu'un facteur environnemental joue un rôle primordial dans l'apparition de cette maladie neurodégénérative.

Reste à savoir quel est ce facteur. S'agit-il d'une infection virale, d'une déficience en vitamine D découlant d'une exposition insuffisante au soleil, voire d'un facteur complètement inconnu, l'étude ne le révèle toutefois pas.

L'étude, dirigée par Stephen Kingsmore du National Center for Genome Ressources, au Nouveau-Mexique, visait à voir si les génomes de vrais jumeaux ou monozygotes, c'est-à-dire issus du même oeuf, étaient parfaitement identiques comme on l'avait toujours cru. Ou s'ils présentaient de petites différences qui pourraient expliquer pourquoi au sein d'un couple de vrais jumeaux, l'un développait la sclérose en plaques, alors que l'autre demeurait en bonne santé.


Pour ce faire, ils ont fait appel aux plus récentes technologies de séquençage du génome qui n'ont révélé aucune différence en ce qui concerne la séquence d'ADN composant le génome, ni dans le transcriptome — soit les ARN messagers qui sont une transcription des gènes alors qu'ils sont activés —, ni dans l'épigénome, ces structures moléculaires qui se juxtaposent à l'ADN des gènes pour en gouverner l'expression sans toutefois en altérer la séquence.


Les chercheurs n'ont relevé que quelques petites disparités dans la façon dont le génome s'exprimait, et qui ne semblent en rien associées au fait qu'un des jumeaux développerait la maladie et l'autre non. «Cette étude renforce l'importance de l'influence de l'environnement dans l'apparition de la sclérose en plaques», affirme Stephen Kingsmore, tout en soulignant que son étude est la première à dresser la séquence de génomes de femmes, de jumeaux et d'individus atteints d'une maladie auto-immune.


Même si cette étude n'a pas permis de mettre en évidence de particularités génétiques qui expliqueraient l'apparition de la maladie, il ne fait aucun doute que «la sclérose en plaques possède une composante génétique», précise le neurologue Marc Girard du CHUM, car «des études ont montré qu'il y a entre 25 et 30 % de risque que les deux membres d'un couple de vrais jumeaux soient atteints de la sclérose en plaques, tandis que ce risque n'est que de 5 % parmi les frères et les soeurs d'une même famille. Le fait que ce risque n'est pas de 100 % indique que la maladie est le résultat de la combinaison d'une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux. Selon l'hypothèse en vogue actuellement, une infection virale agirait comme la clé de contact qui allume le moteur et qui déclencherait la réaction auto-immune», explique le spécialiste. Le virus responsable de la mononucléose est actuellement considéré comme le coupable le plus probable."
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