Santé Sclérose en plaques : « Sortir le patient de l’hôpital »

Publié le par Handi@dy

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Plus de 350 personnes ont pris part à la journée d’information organisée, hier à Colmar, sur la sclérose en plaques, une maladie qui touche entre 2 500 et 3 000 personnes en Alsace.

La sclérose en plaques se déclenche en moyenne entre 30 et 35 ans et se manifeste de diverses manières, sous forme d’altération de la motricité, de la sensibilité, de l’équilibre, de la sexualité, des fonctions cognitives…

2 000 patients traités par le réseau alSacEP

« Cette maladie ne réduit pas la durée de vie, mais elle est la première cause de handicap des sujets jeunes après les accidents de la voie publique », souligne le Dr Christophe Zaenker, neurologue à Colmar et président du réseau alSacEP pour la prise en charge des patients atteints de cette maladie.

Pour la 4 e année, une journée d’information était organisée, hier à Colmar, par le réseau alSacEP. Ce réseau, qui a démarré son activité en août 2007, fédère tous les neurologues d’Alsace, les rééducateurs, les professionnels de santé intervenant auprès des malades, et fonctionne avec deux infirmières et une assistante sociale. « Son but est de sortir le patient de l’hôpital et d’intervenir, si possible, à la demande du patient et à son domicile », indique le Dr Zeanker. Alors que les praticiens pensaient traiter 1 000 patients la 2 e année de fonctionnement, ils en sont déjà à 2000.

Chaque patient peut y adhérer gratuitement et bénéficier de ses prestations. Des infirmières y font une éducation thérapeutique à domicile, notamment pour l’administration par injection d’immunomodulateurs, et conseillent sur l’éventuel besoin d’adapter au malade les équipements de son domicile. Afin d’assurer une prise en charge interdisciplinaire, le neurologue remet au patient un classeur où sont consignés des données cliniques et les résultats d’examens, complétés par un dossier médical informatique partagé.

Soutien psychologique au sport

Autres activités proposées par le réseau : des séances de soutien psychologique si besoin, des séances de yoga hebdomadaires à Strasbourg, Colmar et Mulhouse, un bilan neuropsychologique, une rééducation cognitive collective… « L’objectif est de maintenir le plus longtemps possible le patient dans son environnement social et professionnel », poursuit le neurologue, pour qui le réseau est « largement en avance » sur ses prévisions.

« Nous voulons maintenant développer la remédiation cognitive ( NDLR : rééducation des fonctions cognitives altérées), si possible individuelle, et améliorer la qualité de vie du patient. »

Une menace, toutefois, plane : l’Agence régionale de santé envisage de réduire ses aides aux différents réseaux médicaux « de 20 % ». Pour l’heure, le réseau AlSacEP fonctionne grâce à une aide de l’Assurance maladie, à hauteur de 60 %, et sur fonds propres, à 40 %, grâce à des dons d’associations et des aides de laboratoires pharmaceutiques.

A. V."
lalsace.fr/fr

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