Question/Réponse depuis la Société Canadienne de la SEP

Publié le par Handi@dy

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QUESTION :

Y a-t-il des études qui montrent que le stress ou des événements traumatisants peuvent provoquer la SP ou la faire empirer ?

REPONSE :

En dépit de nombreuses études dans ce domaine, la relation entre le stress et l’apparition ou l’aggravation de la SP reste incertaine. La difficulté réside dans le fait que le stress constitue un phénomène complexe comprenant divers facteurs, chacun d’eux pouvant être éprouvé d’une manière différente par des personnes différentes. Cette difficulté se trouve d’autant compliquée par le fait que les études définissent et mesurent le stress de diverses façons.

 La plupart des études préliminaires n’ont montré aucune relation entre une vie marquée par des événements stressants et l’apparition ou la progression de la SP. Par contre, des études récentes laissent supposer l’existence d’une telle relation. Comparées aux personnes atteintes d’une autre maladie, celles qui ont la SP signalent plus souvent qu’un événement stressant a précédé l’apparition de leur premier symptôme. Une étude réalisée au Danemark a permis de constater que les parents ayant perdu un enfant avaient un risque plus élevé d’avoir la SP que les parents qui n’avaient pas perdu d’enfant.

Selon certaines études, le stress accroît le risque de poussées. Cette relation n’est pas clairement établie cependant, étant donné que d’autres études ont aussi démontré que les situations stressantes n’entraînaient pas toujours les mêmes conséquences. Il semble, par exemple, que le stress modéré mais chronique, notamment celui que génèrent l’éclatement du couple et les conflits avec les collègues de travail, accroissent davantage le risque de poussée qu’un événement grave et négatif comme le décès d’un proche. À titre d’exemple, dans une étude clinique menée en Israël, les participants atteints de SP ont subi moins de poussées pendant la guerre du Golfe (alors qu’ils subissaient des attaques de missiles ou en étaient menacés) et pendant les deux mois suivants, qu’à d’autres époques. David Mohr et ses collaborateurs ont remarqué, chez des personnes atteintes de SP soumises à l’IRM aux quatre semaines pendant une période allant de 28 à 100 semaines, qu’un stress accru attribuable à un conflit en cours et à un bouleversement du quotidien accroît le risque d’apparition d’une nouvelle lésion cérébrale huit semaines plus tard, alors que les grands événements de la vie ne produisaient pas cet effet.

Bien que le stress semble influer quelque peu sur le processus pathologique de la SP, nous ne comprenons toujours pas la nature de la relation stress-SP, ni les différences de réactions au stress, d’une personne à l’autre. Les personnes atteintes de SP doivent trouver des moyens à leur portée de surmonter les situations stressantes inévitables de la vie quotidienne, car des efforts exagérés pour éliminer le stress ne feront que l’augmenter !"

http://www.paperblog.fr/4378675/la-sep-et-le-canada/

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