Les « deux mains » de l'auxiliaire de vie : « Celle qui aide et celle qui pique »

Publié le par Handi@dy

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En voulait-elle plus à son argent qu'à sa santé ? On ne peut pas l'affirmer. Car, depuis 2000, cette auxiliaire de vie âgée de 52 ans s'occupait très bien de cette dame malade, atteinte de la sclérose en plaques. Pendant des années, tout se passait pour le mieux. Elle savait être à son écoute, l'épaulant dans les gestes du quotidien. Jusqu'au jour où la serviable et attentive auxiliaire de vie a dérapé à partir de mars 2008.

Comment ? En volant et falsifiant des chèques à la dame qu'elle soignait. La technique, la plus simple possible : « elle enlevait délicatement les souches du chéquier pour ne pas qu'elle s'en rende compte », précise Me Vilain, avocat de la partie civile. Qui l'a su ? La soeur de la malade. Elle a découvert le pot aux roses, en mars 2009, un jour qu'elle rendait visite à sa soeur. Des chèques importants à la pharmacie, et des prélèvements issus d'organismes de crédits. Mais également de l'argent retiré avec la carte bancaire. Le préjudice est évalué à 1 500 E. Depuis les faits, la victime est malheureusement décédée. C'est la soeur de cette dernière, présente à l'audience, qui attend des explications.

Devant les enquêteurs, l'auxiliaire de vie a reconnu les faits. « Je gagne bien ma vie avec mon mari », avait-elle déclaré. Mais derrière, il y a cascade de crédits. À la barre, la prévenue est plus silencieuse. « Que faites-vous désormais ?

Vous travaillez encore ? », demande la présidente du tribunal. Le plus surprenant reste la réponse. « Je travaille toujours comme auxiliaire de vie. » Me Villain intervient pour les deux fils de la victime. « C'est à la mémoire de la victime que je tiens ces propos (...) Elle était presque de la famille, elle s'en remettait à elle pour toutes les tâches du quotidien.

(...) On ne peut pas avoir deux mains, celle qui aide et celle qui pique dans le porte-monnaie. » Le procureur de la République réclame l'interdiction d'exercer son métier. Quant à Me Goussot, elle évoque l'embarras dans lequel s'est empêtrée la prévenue. Les crédits revolvings, « les courriers de menace : remboursez-nous ! » Il n'y a pas eu de dépense excessive, selon l'avocate, qui parle d'une femme simple, dont l'entourage peine à croire qu'elle n'a pas agi sous la menace. Le tribunal prononcera une peine de huit mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve de trois ans.

110 km/h dans la rue Gauthier, tous feux éteints : prison avec sursis

Les policiers ont mis quarante-cinq minutes à l'arrêter. Ce 15 décembre 2009, la course poursuite a démarré dans la rue Gauthier, à Cambrai, en début de soirée. Au volant d'une berline allemande, l'homme, âgé de 31 ans, exécute un demi-tour malgré l'interdiction imposée par les panneaux de circulation. Les policiers en patrouille croisent l'individu et le prennent en chasse.

Commence alors une folle échappée à travers plusieurs villages du Cambrésis. Le chauffard accélère à la vue des gyrophares en alerte, les policiers parlent d'une vitesse atteignant les 110 km/h. Il brûle plusieurs feux tricolores. On ne sait pourquoi il se met à éteindre ses feux de croisement. C'est désormais un bolide presque invisible qui sort de Cambrai. Les deux voitures se suivent et traversent les villages d'Estourmel, Awoingt - c'est à ce niveau que le prévenu sera flaché par le radar - jusqu'à arriver à Beauvois-en-Cambrésis. Aucun accident n'est à déplorer. L'homme est arrêté. Son taux d'alcoolémie atteint 0.79 mg d'alcool par litre d'air expiré. « C'est de l'inconscience ou de la folie ?

 », questionne, très inquiète, la présidente du tribunal. « J'ai pris peur quand j'ai vu les policiers alors j'ai accéléré », répond le prévenu.

Me Beauchart, l'avocate du prévenu, insiste sur le caractère exceptionnel de la scène. « Ce n'est pas son comportement habituel. Il ne boit qu'occasionnellement. » Le tribunal prononcera une peine de huit mois de prison avec sursis et l'annulation du permis de conduire pendant huit mois. "
lavoixdunord.fr
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