La sclérose en plaques, une maladie méconnue mais un combat quotidien pour Sandrine Hennebelle

Publié le par Handi@dy

"

mercredi 26.05.2010, 05:05  - La Voix du Nord

 Soutenue par son mari Sébastien, Sandrine mène un combat au quotidien contre la maladie. Soutenue par son mari Sébastien, Sandrine mène un combat au quotidien contre la maladie.

|  TÉMOIGNAGE |

Aujourd'hui, c'est la 2e édition de la journée mondiale de la sclérose en plaques, à l'initiative de la Fédération internationale de la sclérose en plaques. Atteinte depuis dix ans par cette maladie, Sandrine Hennebelle, une Cuincynoise de 36 ans, a souhaité témoigner pour parler de ce combat quotidien contre celle qu'elle nomme « sa pire ennemie ».

 

PAR CÉCILE DEBACHY

douai@lavoixdunord.fr PHOTO « LA VOIX »

À première vue, quand on discute avec Sandrine Hennebelle, on ne se rend pas compte qu'elle est malade. Débordante d'énergie, constamment le sourire aux lèvres, cette mère de trois enfants souffre pourtant au quotidien. Tout a commencé en 1999. Cette année-là, elle donne naissance à son premier garçon, Lucas. « Un mois après l'accouchement, je me sentais très fatiguée, j'avais des courbatures et des fourmillements dans le corps », se souvient-elle. Pour les médecins, rien d'alarmant, ce ne sont que les contrecoups de la péridurale. Pourtant, les symptômes persistent et, à certains moments, s'amplifient. Perte des sensations au niveau des mains, des jambes, fatigue excessive et prolongée... Bornée, Sandrine tarde à aller consulter. « Avec deux enfants et la route pour aller travailler tous les jours, je pensais que c'était dû à la fatigue ».

En 2004 pourtant les choses s'accélèrent. « Je n'avais plus du tout de sensation, ça devenait même dangereux dans les tâches quotidiennes, avec le fer à repasser ou l'eau chaude... ». Elle consulte un neurologue qui lui explique qu'elle souffre d'une affection du système nerveux central. « J'ai tapé ces mots sur internet et le résultat qui est sorti m'a effrayé : la sclérose en plaques. » Quelques jours plus tard le diagnostic est confirmé. Un nom est enfin posé sur la maladie.

« Lorsque j'ai su que j'étais atteinte de la SEP, j'ai tout de suite eu l'image d'une personne aveugle et en fauteuil roulant devant mes yeux . » Après le choc de l'annonce, vient le temps de la résignation. Soutenu par Sébastien son mari, elle enchaîne les traitements et les jours d'hospitalisation. Son quotidien ? « Ca dépend les jours, mais il y a continuellement des douleurs. » Évolutive, la SEP attaque la gaine de myéline, la substance qui protège les nerfs. « On peut donc dire que j'ai les nerfs à vif », plaisante Sandrine. En arrêt maladie depuis son traitement, elle souhaite pourtant conserver une vie active. Bénévolat, association... Elle s'investit dans ce qu'elle entreprend. « Parfois même au détriment de sa santé, souligne son mari. Elle devrait s'écouter un peu plus.

 » Mais si la maladie l'a en partie transformée, elle ne peut pas changer son caractère. Et c'est bien là sa force. Sa plus grande crainte ?

Perdre l'usage de ses jambes et ne plus pouvoir être active, car la maladie peut constamment évoluer, de façon soudaine et brutale. « Ça doit être pour ça que je fais autant de choses, par crainte de ne plus pouvoir les faire après. » Une façon également pour cette mère courageuse de ne pas baisser les bras, pour elle et ceux qui l'entoure.

Inscrite à un nouvel essai thérapeutique, elle espère qu'un jour son combat du quotidien s'achèvera sur une victoire contre la maladie. •"

Commenter cet article

Annabelle 26/05/2010 11:07



Bonjour Adi!


nous sommes nombreux à ne pas nous écouter, à vouloir vivre à fond coûte que coûte !


c'est sûr il ne faut pas se laisser abattre pour autant, mais notre corps a besoin de calme et de repos... difficile de concilier les deux !


bidoud Adi!



Handi@dy 27/05/2010 21:34



Je sais bien! :0010: