La pénible promenade de deux malvoyants en hiver

Publié le par Handi@dy

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Piel Côté

Santé - Publié le 30 décembre 2009 à 09:02
 
Pour la majorité des gens, l’hiver est un véritable casse-tête. Avec le mercure à la baisse, la neige et la glace, la plupart ont raison de ne pas célébrer la saison froide. La Frontière est allée rencontrer deux malvoyants pour avoir leur propre version de la période hivernale.

Jean « Johnny» Trudel et Germain Foucault sont copains par la force des choses. Anciennement routier, le premier est malvoyant depuis cinq ans. La sclérose en plaques lui a ravi la majorité de sa vision et la motricité des membres inférieurs. «Et ça ne s’améliore pas», dit-il. Il peut encore marcher, mais ses sorties se font en quadriporteur. Et c’est la même chose pour son compagnon.

Le second vit dans la noirceur depuis 11 ans. Sa cécité a été foudroyante. Il a perdu la vue en l’espace de trois petits mois. «Ça nous fait voir la vie d’une autre façon», souligne Germain.

Une histoire de repère

Les deux hommes prennent la vie du bon côté, un peu comme les sorties hivernales. Ils admettent cependant, comme les automobilistes, que les conditions sont plus difficiles. «Une fois je descendais en ville, je suis resté pris dans des lamelles de neige, quelqu’un a dû me pousser jusqu’à ma destination», soutient M. Trudel.

Pour Germain, c’est l’attitude des automobilistes qui l’exaspère. «Ce serait tellement plaisant si les gens se stationnaient correctement», dit-il. Au Tim Hortons, près du palais de justice, c’est la cohue, tout le monde dépasse les emplacements. Nous après ça on arrive et on perd nos repères», explique l’homme de 51 ans.

Selon lui, c’est aussi très mélangeant lorsque les automobilistes ne respectent pas les lignes d’arrêt. «On se retrouve à passer devant ou derrière le véhicule et on se cherche un peu, clarifie-t-il. En plus l’hiver, les coins de trottoirs disparaissent et on ne se rend pas toujours compte de notre position», poursuit-il.
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canoe.ca

Publié dans SEP news du monde

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