La lettre du neurologue

Publié le par Handi@dy

 

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La SEP française : une reconnaissance pour une mission

L’événement est de taille : l’Observatoire français de la sclérose en plaques (OFSEP) a été retenu par l’Agence nationale de la recherche dans le cadre de l’appel d’offres “Investissements d’avenir - Cohortes”. Belle récompense pour le travail déjà effectué, mais aussi lourde responsabilité pour l’avenir !
Thibault Moreau,

MISES AU POINT

Traitement antiépileptique préventif en neurochirurgie

L’apparition, le déroulement et les caractéristiques de l’épilepsie dans le cadre de différentes pathologies (tumeurs, traumatismes, lésions hémorragiques, malformations vasculaires, infections, etc.) recensées dans un service de neurochirurgie ont été assez mal caractérisés. Il s’agit par définition d’épilepsies symptomatiques. Chaque fois, la conduite thérapeutique à tenir va dépendre de plusieurs paramètres, qui doivent être bien analysés et adaptés à chaque patient. Le choix de la molécule antiépileptique est variable. Idéalement, on préfère un produit qui possède une titration rapide, qui dispose d’une possible voie veineuse, qui a peu d’effets indésirables et qui n’a pas d’interférences avec d’autres traitements. Actuellement, la molécule idéale n’existe pas. La réponse aléatoire des crises après traitement de la cause suggère l’implication de multiples facteurs non encore parfaitement explicités. Des études bien conduites sont nécessaires pour établir des recommandations fiables et consensuelles dans ce domaine encore inexploré et controversé.
M. Vlaicu-Bustuchina

Prise en charge des oligodendrogliomes anaplasiques

»Les oligodendrogliomes anaplasiques sont des tumeurs cérébrales rares. Ils forment un groupe très hétérogène sur le plan pronostique, malgré leurs similitudes cliniques, radiologiques et histologiques. Ainsi, la survie globale des patients varie de 2 ans à plus de 10 ans.
»»Leur diagnostic histologique est difficile, et il n’y a pas de standard de traitement.»»La codélétion 1p19q est associée à un meilleur pronostic et à une meilleure réponse au traitement. Récemment identifiée, la mutation du gène IDH1 est également un facteur pronostique favorable.
»»Le réseau national POLA (Prise en charge des oligodendrogliomes anaplasiques) s’est mis en place sur l’ensemble du territoire français. Il a pour objectif d’harmoniser la prise en charge et de développer la recherche sur ces tumeurs rares.
C. Dehais , K. Mokhtari, N. Martin-Duverneuil , J.Y. Delattre

RÉSUMÉS DE LA LITTÉRATURE

Résumés de la littérature internationale

L’âge de début de la maladie de Parkinson influence-t-il le phénotype moteur
Le syndrome des jambes sans repos de la maladie de Parkinson : caractéristiques cliniques
Intérêt du rituximab dans la myasthénie et le syndrome de Lambert-Eaton
Dirigée par le Pr T. Moreau

NEURO-ANATOMIE

Anatomie du cortex cérébral : délimitations des lobes

La substance grise des hémisphères cérébraux est répartie en substance grise profonde et en substance grise périphérique. La substance grise profonde correspond aux noyaux de la base (noyau lentiforme et noyau caudé) et aux noyaux du diencéphale centrés sur le thalamus. La substance grise périphérique forme le cor
L. Tatu

CAS CLINIQUE

Déficit visuo-spatial progressif

Mme V., âgée de 63 ans, consulte pour des troubles de la vision. Les symptômes sont apparus progressivement depuis environ 4 ans. La patiente se plaint de difficultés pour lire les panneaux et des tableaux, pour se repérer dans des lieux inhabituels, comme dans un aéroport et de difficultés pour taper sur un clavier et pour repérer des objets sur une table. Il n’y a pas de plainte mnésique et la mémoire au jour le jour est respectée. L’autonomie est préservée. La patiente a déjà consulté un ophtalmologue, qui l’a orientée vers une consultation neurologique, après avoir éliminé une cause ophtalmique. Mme V. n’a pas d’antécédent médical personnel ni d’antécédent familial de maladie neurologique. L’examen neurologique somatique est normal. Il n’y a pas d’hémianopsie latérale homonyme.
M. Sarazin

FICHE TECHNIQUE

Dérivations liquidiennes

Il existe divers types d’accumulations liquidiennes au sein du système nerveux central qui peuvent revêtir un caractère pathologique (hydrocéphalie interne ou “externe”, kyste, collection sous-durale). Si le traitement optimal est représenté par celui de leur cause, le problème de leur drainage peut se poser, soit par autonomisation du processus malgré la résolution du mécanisme causal, soit parce que ce dernier n’est pas traitable en lui-même. Les modalités chirurgicales des traitements de troubles liquidiens (hydrauliques) comprennent les dérivations (système de tuyauterie permettant de drainer le surplus liquidien vers un site capable de l’évacuer) et les stomies (mise en communication avec les circuits liquidiens normaux).
L. Capelle

VIE PROFESSIONNELLE

Réseaux sclérose en plaques et maladies inflammatoires

Voilà bientôt 10 ans que les réseaux de santé existent dans leur forme actuelle. C’est dans le cadre de la loi du 2 mars 2002 qu’ils ont définitivement été créés (décret n° 2002-1463 du 17 décembre 2002) [1]. Initialement financés par le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville (FAQSV) sur une cinquième enveloppe de l’ONDAM (Objectif national des dépenses de l’Assurance maladie), les réseaux de santé ont vu leur financement évoluer vers le FIQCS (Fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins) au gré des changements de loi sur le financement de la Sécurité sociale
A.Créange

 

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