L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE INVENTE DE TOUTES PIÈCES DES “PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES” QUI CHANTENT LES LOUANGES DE SES MÉDICAMENTS

Publié le par Handi@dy

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L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE INVENTE DE TOUTES PIÈCES DES “PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES” QUI CHANTENT LES LOUANGES DE SES MÉDICAMENTS
La société Merck a payé d’importantes sommes à l’éditeur spécialisé Elsevier afin de réaliser plusieurs numéros d’une publication ayant l’allure d’un magazine scientifique professionnel, alors que celui-ci ne contenait que des articles parlant favorablement des produits Merck… et n’indiquait pas que le magazine était financé par la societé.

[Gregor Seither - IES News Service - 2/04/2009]

Le magazine “The Australasian Journal of Bone and Joint Medicine”, publié par Exerpta Medica, un département de l’éditeur scientifique spécialisé Elsevier, n’est pas référencé dans la base de données MEDLINE, et ne dispose pas d’un site Web.

Le magazine “The Scientist” a pu se procurer deux numéros du magazine et les a publiés sur son site Web au format PDF (<http://images.the-scientist.com/pdfs/blogs/MSD0503540001.pdf> et <http://images.the-scientist.com/pdfs/blogs/MSD0503540027.pdf> .



C’est le journal “The Australian” qui a le premier publié l’information que la société MERCK avait inventé de toutes pièces un magazine scientifique pour faire la promotion de ses médicaments. L’affaire avait été révélée dans le cadre d’un procès intenté contre Merck par un citoyen australien, Graeme Peterson, qui avait souffert d’une crise cardiaque en 2003 alors qu’il utilisait le médicament Vioxx - médicament dont la société savait qu’il favorisait les problèmes cardiaques.


Lors du procès, la cour a entendu le témoignage du Dr. George Jelinek, membre de la World Association of Medical Editors, qui a examiné les numéros publiés entre 2003-2004. Selon Jelinek :


“le lecteur moyen, même s’il s’agit d’un médecin, ne serait probablement pas en mesure de faire la différence entre cette publication promotionnelle et une publication scientifique sérieuse, avec un comité de lecture composé d’experts et une évaluation faite par des pairs”.


“Moi même, ce n’est que par une analyse détaillée, et du fait que je connais bien les publications scientifiques et leurs conventions, que j’ai pu me rendre compte qu’il ne s’agissait pas ici - comme je l’avais cru au départ - d’une publication scientifique véritable, aux articles relus et validés par des experts, mais simplement d’une brochure promotionnelle sophistiquée destinée à vanter les mérites des productions de la société Merck.”


Mardi 5 Mai 2009


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tiot le chti 27/09/2010 17:53



salut


il y a beaucoup d'arnaqueurs qui vievent malheureusement sur le dos de petites gens


bonne semaine



Handi@dy 28/09/2010 07:38



Ca craint Tiot! :0010: