IVCC/CCSVI: «Je n'avais tellement rien à perdre»

Publié le par Handi@dy

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Depuis son retour de Pologne, la présidente de... (photo Danièle Francis)

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Depuis son retour de Pologne, la présidente de la Société canadienne de la sclérose en plaques section Granby et régions, Vanessa Pelletier-Bellerive, est moins fatiguée. Les tremblements ont diminué, ce qui lui permet de signer son nom ou de boire avec une paille.

photo Danièle Francis

Chantal Vallée

Chantal Vallée
La Voix de l'Est

(Granby) Les appels à la prudence face au traitement expérimental et controversé du Dr Paolo Zamboni, Vanessa Pelletier-Bellerive les a entendus. Même si l'efficacité du traitement n'est pas encore scientifiquement prouvée, la présidente de la Société canadienne de la sclérose en plaques section Granby et régions s'envolait récemment vers la Pologne, entourée de sa famille, avec une conviction profonde: elle ne pouvait pas attendre les résultats des études avant de passer à l'action.

«Dans l'état où j'étais, je n'avais tellement rien à perdre. Je ne pouvais plus manger seule, je ne pouvais plus rien faire. J'étais tout le temps fatiguée, énormément fatiguée. Je ne pouvais plus signer mon nom à cause des tremblements. Je n'avais plus aucun plaisir. Tout était compliqué», témoigne la femme de 28 ans.

Jeune, Vanessa Pelletier-Bellerive suivait des cours de ballet à l'École supérieure de danse du Québec. Elle a même déjà dansé dans Casse-Noissette, une production des Grands Ballets canadiens qui reprend l'affiche chaque année, à l'approche de Noël, à la Place des Arts. Elle a fait son cours universitaire et est devenue enseignante au primaire.

Elle était à sa dernière année de cégep en arts et lettres lorsque la maladie a été diagnostiquée. L'étudiante avait souffert d'engourdissements, de pertes d'équilibre, mais c'est à la suite d'une névrite optique elle voyait double! qu'elle a obtenu l'heure juste. «Ça a été super vite! J'étais sur une civière à l'urgence et un neurologue est venu me voir avec trois étudiants. Il m'a dit: on a fait le test. Tu as la sclérose en plaques. J'avais l'impression que ma vie était finie. J'avais dit: je vais être en fauteuil roulant. Je trouvais ça terrible.»

Vanessa Pelletier-Bellerive marchait avec une canne pendant ses études à l'université. Elle a subi dans ces années le seul traitement qui lui a fait du bien et a retardé pendant quelque temps la progression de la maladie, un traitement de chimiothérapie à faible dose, qu'elle pouvait recevoir seulement une fois dans sa vie. Rien d'autre n'a fonctionné."

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