HANDICAP. Atteinte d'une sclérose en plaque, une quinquagénaire se plaint de vivre dans un appartement HLM qu'elle estime inadapté à son handicap physique. Explications

Publié le par Handi@dy

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Dans l'attente d'un logement adapté

Édith Lefèvre, 50 ans souhaiterait un logement adapté à son handicap. (photo c. C.)
Édith Lefèvre, 50 ans souhaiterait un logement adapté à son handicap. (photo c. C.)

A50 ans, Edith Lefèvre n'a pas eu beaucoup de chance dans sa vie. Atteinte d'une sclérose en plaque depuis de longues années, ce n'est qu'après la naissance de son dernier fils, que sa maladie aurait été décelée par les médecins. Mais les premiers symptômes se seraient manifestés juste avant : « J'avais des malaises inexpliqués quelque temps avant ma grossesse », rappelle-t-elle. Mère de deux enfants aujourd'hui âgés de 7 et 8 ans, son mari l'a quittée récemment, en 2007. « Il n'a pas supporté ma maladie et comme il ne pouvait pas assurer la garde des enfants, ils ont été placés dans une famille d'accueil, confie-t-elle. Avec mes problèmes de santé, je ne peux malheureusement pas les assumer et ne les vois qu'une fois par mois. »

Sous curatelle

Au moment du divorce, Édith Lefèvre avait dû être hospitalisée dans un service de neurologie à l'hôpital de Libourne. Et à sa sortie, elle avait été placée dans un studio au centre de la bastide. L'Udaf (Union départementale des associations familiales) de la Gironde a ensuite pris le relais en la plaçant dans un appartement à Libourne, une HLM privée, avec ascenseur, la résidence Roger-Quilliot : « Je trouve que cet appartement est totalement inadapté pour les personnes handicapées. Par exemple, il n'y a pas de douche mais une baignoire, ce qui n'est pas évident avec mon fauteuil », déplore-t-elle. Elle précise également qu'il y a des marches et qu'il est bien difficile pour elle de se déplacer en fauteuil roulant dans la résidence. Et de poursuivre : « Si j'avais un logement adapté, je serais davantage autonome alors qu'actuellement, j'ai besoin de personnel pour m'aider. Une auxiliaire de vie se déplace quotidiennement à son domicile afin d'assurer des tâches ménagères qu'il lui est impossible d'accomplir. « Les couloirs sont très étroits. Je n'ai pas besoin d'un appartement immense mais je souhaiterais pouvoir m'y déplacer facilement », insiste-t-elle.

Interrogée par téléphone, la direction de l'Udaf Gironde apporte une réponse : « À l'époque où nous avons placé Édith Lefèvre, elle n'était pas dans un fauteuil roulant mais se déplaçait avec un déambulateur. Nous l'avions logée de manière conforme dans une résidence avec ascenseur. » Mais l'Udaf assure également que depuis le 4 avril 2008, Édith Lefèvre a préféré qu'un mandataire judiciaire la prenne en charge. « Nous avons donc transféré le dossier le 4 avril 2008 vers un gérant privé. On lui a remis le 23 avril 2008. »

Mandataire judiciaire

Édith lefèvre a été placée sous curatelle, une mesure judiciaire destinée à la protéger ainsi que son patrimoine. Une personne a ainsi été désignée par le juge des tutelles afin de veiller sur ses intérêts.

Depuis qu'elle a quitté l'Udaf, Édith Lefèvre a changé plusieurs fois de mandataire judiciaire. Sa dernière curatrice en date l'a prise en charge en juin dernier. Elle explique avoir formulé cinq demandes de logements de manière à satisfaire Édith Lefèvre. Sans succès. Elle ajoute qu'il n'est pas facile de trouver un logement de plain-pied pour la quinquagénaire se déplaçant tantôt en déambulateur, tantôt en fauteuil roulant. « Elle n'a pas choisi de venir habiter là. Il lui faudrait un appartement en rez-de-chaussée. Chacune de ses sorties relève de l'exploit, lorsqu'elle doit ouvrir la porte de la résidence, c'est hallucinant. » Édith Lefèvre a presque tout perdu en raison de sa maladie : son mari, ses enfants et son travail. Car la quinquagénaire exerçait la profession d'ergothérapeute. Si depuis son divorce, elle vivait avec un ami, désormais elle est seule : « Je pense donc qu'il sera plus facile de lui trouver un appartement », assure sa curatrice.

Auteur : caroline campagne
c.campagne@sudouest.com

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Commenter cet article

Marie F 01/05/2010 21:35


Bonjour, Je suis une ancienne grande amie d´Edith et je voudrais lui parler. Avez-vous un mail ou une adresse car j´habite tres loin de France et ne peut me permettre de l´appeler au téléphone.
Merci beaucoup


Handi@dy 02/05/2010 21:56



Non,, désolée, je n'ai fait que citer l'article! J'ai mis la source, ça vous aidera peut-être! :0010: