Des chercheurs testent le traitement Zamboni à Sherbrooke

Publié le par Handi@dy

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Santé - Des chercheurs testent le traitement Zamboni à Sherbrooke

 

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Des chercheurs testent le traitement Zamboni à Sherbrooke

Mise à jour : 27/09/2010 18h22
 

Des médecins du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) font des tests pour en apprendre davantage sur le traitement du docteur Paolo Zamboni, que certains qualifient de «miracle», contre la sclérose en plaques.

À l’initiative d’une jeune radiologiste, Neda Tehranipour, les neurologues Albert Lamontagne et Georges Arrat, ainsi que le Dr François Belzile, ont mis sur pied un protocole de recherche qui permettra de vérifier si oui ou non l’obstruction d’une veine jugulaire qui mène au cerveau est à l’origine de la maladie qui touche de 13 000 à 18 000 personnes au Québec.

«La théorie du Dr Zamboni est contestée par de nombreux chercheurs, a expliqué le Dr Serge Marchand, directeur du centre de recherche clinique Étienne-Level du CHUS. Nous allons donc vérifier si elle se confirme ou, encore, s’il ne s’agit que d’un effet placebo. Notre but n’est pas de décevoir (les gens qui vivent d’espoir), mais de connaître la vérité.»

Dégager l’obstruction

En tout, 130 personnes, dont la moitié sont atteintes de sclérose en plaques, prendront part à l’étude.

Ces derniers subiront dans un premier temps une échographie de ladite veine. «Un traitement non invasif, contrairement à la chirurgie actuellement pratiquée en Europe», tient à souligner le Dr Marchand. S’il s’avère que seules des personnes atteintes de la pathologie souffrent d’obstruction veineuse, les résultats s'inscriraient dans le sens de la théorie du Dr Zamboni.

La chirurgie pratiquée par le spécialiste italien consiste à dégager l’obstruction des veines du cou. L’opération, qui n’est pas encore permise au Québec, permettrait d’améliorer sensiblement la qualité de vie des patients, en réduisant les symptômes.

Si c’était vrai

Diagnostiqué de la sclérose en plaques en 1992, Yvan Ferland croyait avoir rêvé lorsqu’il a entendu parler de l’opération prétendument salvatrice du Dr Paolo Zamboni, à l’automne 2009.

«J’avoue que lorsque j’en ai entendu parler, je me suis dit que je pourrais me rendre en Europe. Mais mon côté rationnel a vite repris le dessus. Avant de faire le voyage, je voulais savoir quels étaient ses taux de succès», a lancé l’homme âgé de 48 ans au Journal de Sherbrooke.

M. Ferland s’est alors lancé dans de multiples recherches, «mais c’était toujours impossible d’en connaître les résultats réels».

«Toutefois, lorsque l’on m’a appelé pour me dire que je pouvais prendre part au protocole, je ne me suis pas fait prier longtemps, a poursuivi le patient de Cowansville. Ces médecins ont donné de leur temps pour développer le protocole et ils l’ont mis en marche. Ils ont beaucoup de leadership!»

«Si les résultats de la recherche s’avèrent concluants, a dit M. Ferland, et que le traitement n’est pas disponible au Québec, je considérerai sérieusement la chirurgie en Europe.»"

/lcn.canoe.ca

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