CCSVI: e que coûte aux patients le refus gouvernemental de financer la recherche médicale

Publié le par Handi@dy

"

La sclérose en plaques, maladie très invalidante touche 80 000 personnes en France. Les troubles envahissent progressivement l’ensemble du système nerveux en causant d’irrémédiables conséquences notamment des paralysies qu’aucun traitement ne peut vraiment enrayer. À ce jour le corps médical ne sait expliquer cette affection.

Selon les récentes investigations du Dr. Paulo Zamboni, le SEP, pourrait être causée par une perturbation de la circulation sanguine entraînant une incapacité du système veineux à drainer efficacement le sang du cerveau ; c’est ce qu’on appelle l’insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC).

L'angioplastie pratiquée à la suite de cette hypothèse a apporté dans de nombreux cas une nette amélioration et parfois même une disparition des symptômes de la maladie après 2 ans. Les patients informés de ces résultats réclament donc qu’on investisse vite dans la recherche pour vérifier sérieusement le travail du Dr. Zamboni. C’est ce que font le Canada et les États-Unis, mais pas la France ; pour des raisons sans doute peu avouables puisqu’ici la recherche médicale est contrôlée par l’industrie pharmaceutique ; il faut savoir qu’elle n’a rien à gagner dans cette histoire, contrairement aux bénéfices astronomiques qu’elle réalise avec les traitements médicamenteux.

Puisque les autorités médicales en France empêchent le lancement d’une étude sur l’hypothèse de l’origine veineuse, les citoyens atteints de SEP sont contraints de pratiquer le « tourisme médical ». Mais à quel prix ?

Plusieurs témoignages de français ayant réalisé ce voyage en Europe ont été recueillis.

Un séjour à Katowice (Pologne) comprenant le « pack complet » d’une semaine avec examens préalables (Doppler, IRM), intervention (angioplastie par ballonnet) revient par exemple à 6400 €, auquel il faut rajouter 500 € si la pose de « stent » s’avère nécessaire. Le tarif du vol est évalué dans ce cas à 150 €. Total : au minimum 6550 €.

À Sofia (Bulgarie), un patient français a payé 5042 € (hôtel + intervention) ; la pose de « stent » y coute également 500 € de plus. L’avion lui est revenu à 250 €. Total : au minimum 5292 €.

Une autre personne qui s’est aussi rendue à Sofia, et a été traitée par les Docteurs Grozdinski pour le Doppler et Petrov pour l’angioplastie chiffre le cout total à 5250 €.

Bien entendu, ces frais ne sont pas remboursés : les malades doivent donc en supporter seuls la charge. Le plus scandaleux dans cette affaire est que notre pays dispose d’un équipement à la pointe, que l’angioplastie est une intervention bon marché et qu’elle se pratique quotidiennement ; sauf pour la sclérose en plaques puisque la Haute Autorité de Santé a mis son véto sans être capable de fournir une justification scientifique.

Ce sont maintenant l’Allemagne puis la Belgique qui accueillent ces Français désireux de bénéficier de l’angioplastie. Notre gouvernement, lui, préfère favoriser le développement d’une industrie du tourisme médical qui s’étend jusqu’en Inde.

Si les résultats actuellement à l’étude hors de nos frontières confirment l’hypothèse Zamboni, ce sont 80 000 Français qui risquent un jour de se retourner contre les pouvoirs publics ; des citoyens qui seraient en droit d’exiger un dédommagement pour le préjudice subi, car le temps qui passe aggrave dramatiquement la santé des malades…

On ne peut s’empêcher de penser à l’affaire du sang contaminé (qui concernait, elle, 2000 personnes !)."

lemonde.fr/


Commenter cet article

Michèle 31/01/2011 09:55



Merci pour ton article, je vais le partager sur FB.


Toujours rien ici en suisse... Ils sont sourds! La mauvaise foi fait des ravages..;)


Mais l'espoir est que les interventions se rapprochent géographiquement, ils ne pourront pas ne pas l'entendre et le lire. Ils ne pourront pas le nier encore longtemps.


Bisous



deredec 13/09/2010 00:03



je ne suis pas malade mais je suis la maman dune jeune fille de 16 ans qui a peut être une sep mais ça les neuros ne sont pas fichus de nous le dire clairement il faut attendre ; attendre quoi
qu'elle fasse une deuxieme poussée déjà qu'elle n'a pas réccupérée après une hémiplégie, nous ses parents on veut que les pouvoirs publics se bougent et vite ils l'on bien fait pour leur fameux
vaccin h1n1 alors maintenant il y a urgence les malades n'ont pas de TEMPS à perdre, et surtout qu'on nous met pas la sécurité en avant car aujourd'hui tous les traitements de la sep sont
dangereux, nous notre fille a eu la mitoxantrone je vous laisse imaginer, elle sera surveillée pendant 5 ans car ce médicament est très toxique mais il a permis d'arrêter l'inflamation car notre
fille ne répond pas au solumédrol, nous pensons que tout est intéressant dans les traitements, les malades doivent avoir le droit de choisir, il faut arrêter de faire une médecine basée sur le
profit, aujourd'hui c'est notre fille demain ça sera peut être celle d'un dirigeant des produits pharmaceutiques il comprendra peut être l'urgence  d'agir en faveur de la découverte du
professeur ZAMBONI



Handi@dy 15/09/2010 23:18



Merci de votre témoignage Deredec! Je souhaite à votre fille la SEP la moins agressive possible et une vie normale! Si la théorie de Zamboni se confirme avec
le congrès Electrims d'octobre, nous serons tous sauvés! :0010:



christine 12/09/2010 10:21



Je rêve ou c'est le premier article d'information (hors publications associatives) qui paraît en France sur ce sujet.. et dans Le Monde qui plus est ! Je veux croire que c'est enfin le signe que
quelque chose bouge du côté des médias et que la pression monte du côté médical.



Handi@dy 12/09/2010 17:32



Ca commence timidement, sauf au Canada où la ccsvi fait souvent la une! Encore faut-il que les gens et les médecins lisent! :0010: