CCSVI: Appel à la compassion

Publié le par Handi@dy

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Une colonne vertébrale

Photo: Centre hospitalier universitaire de Dijon

Le chef Parti libéral de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, propose que la province entreprenne à elle seule des essais cliniques sur le traitement expérimental contre la sclérose en plaques proposé par le médecin italien Paolo Zamboni.

Trois Néo-Écossais atteints de cette maladie étaient présents lors de la conférence de presse donnée par M. MacNeil, jeudi. Parmi eux se trouvait Yvonne Anderson, qui a subi ce traitement d'angioplastie, ou déblocage des veines menant au cerveau, il y a neuf semaines, aux États-Unis. Elle a payé ce traitement de 8000 $ elle-même.

Mme Anderson a affirmé que pour la première fois depuis dix ans, elle peut vraiment sourire et dormir plus de trois ou quatre heures par jour.

Gary Greer, qui s'apprête à subir ce même traitement au Mexique cet automne, affirme qu'il payera 15 000 $ avec l'aide de sa famille et de ses amis. Il dit qu'il espère récupérer la qualité de vie que lui a volée cette maladie depuis dix ans.

Il y avait aussi Caroline Cook, une cousine du chef libéral. Elle a dit que les témoignages quant à ce traitement donnent de l'espoir aux gens comme elle.

Ce traitement n'est pas couvert par les régimes provinciaux d'assurance-maladie. Il n'a pas encore fait ses preuves, selon plusieurs experts médicaux canadiens et la Société canadienne de la sclérose en plaques.

Il faut donc des essais cliniques. Le premier ministre néo-démocrate, Darrell Dexter, laisse entendre que son gouvernement est prêt à participer à ces essais, si Ottawa s'en charge.

Stephen McNeil

Le chef libéral Stephen McNeil (archives)

Les libéraux pressent le gouvernement de prendre sa propre initiative, sans attendre. Le député libéral de Richmond, Michel Samson, affirme que le moment est venu d'agir et de faire ces tests en Nouvelle-Écosse. Il estime qu'il y a suffisamment de patients dans la province pour cela.

La ministre de la Santé, Maureen MacDonald, répète que son gouvernement privilégie un programme national.

Les ministres de la Santé des provinces et des territoires discuteront d'un tel programme, entre autres, lors d'une réunion qui aura lieu mardi prochain à Terre-Neuve."

radio-canada.ca

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