Ada Marra, femme politique suisse et... SEPienne!

Publié le par Handi@dy

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Ada Marra: «J’ai la foi, mais je suis marxiste dans l’analyse»

Image © Sabine Papilloud

La socialiste vaudoise Ada Marra: «L’intégration commence par le droit au travail, au savoir, à la santé et au logement pour toutes et tous.»

La conseillère nationale vaudoise incarne la nouvelle figure politico-caritative suisse. Atteinte de la sclérose en plaques, elle milite avec vigueur contre l’illettrisme et à Caritas

Marie-Claude Martin - le 19 décembre 2009, 20h09
Le Matin Dimanche

En deux ans seulement au Conseil national, vous êtes devenue une figure incontournable du paysage politique romand. A quoi l’attribuez-vous?
Au fait d’être femme et jeune dans un monde politique fait de vieux Messieurs tout gris…

Peut-être, mais on vous reconnaît un vrai talent politique même si les adjectifs pour vous qualifier restent typés: pimpante, fringante, rafraîchissante etc. Cela ne vous agace-t-il pas?
Au début, énormément! A «rafraîchissante», j’aurais préféré «compétente». Après j’ai compris qu’on voulait surtout définir un ton, un style, une manière de ne pas pratiquer la langue de bois.

Quel est votre moteur?
L’envie de réparer les injustices, de défendre ceux qui vivent dans la précarité, de m’engager pour que chacun ait la liberté et la possibilité de vivre ce qu’il a choisi de vivre.

Lesquels en ce moment?
Savez-vous qu’un travailleur sur 22 est un working poor en Suisse (4000 francs pour une famille avec deux enfants; 2000 pour une personne seule)? Bien sûr, il y a l’aide sociale mais j’estime que lorsqu’on travaille, on devrait pouvoir subvenir à ses besoins. C’est une question de dignité. Pareil avec l’illettrisme. Comment peut-il y avoir 800 000 personnes touchées par ce problème, dont la moitié de Suisses, alors que le droit à l’éducation est inscrit dans la Constitution? Quand on parle d’intégration, on pense population étrangère. Mais l’intégration commence par le droit au travail, au savoir, à la santé et au logement pour toutes et tous. Ce sont des questions urgentes, bien plus que de savoir s’il faut interdire ou pas les minarets.

L'intégralité de l'interview sur «Les Quotidiennes» "
lematin.ch

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bunny le chti 20/12/2009 10:07


salut
je te souhaite un bon dimanche


Handi@dy 21/12/2009 21:52


Merci... en retard! :0010: