Un ch'ti qui s'investit pour les handis!

Publié le par Handi@dy

Article repéré dans LA VOIX DU NORD:
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Access'Cible, la petite agence immobilière au secours de vies en fauteuil

le site de la société ICI!

mardi 12.08.2008, 04:50 - La Voix du Nord

|  S'ENGAGER DANS LA MÉTROPOLE |

Handicapés en fauteuil, personnes âgées ou malades... Un habitant de Sainghin-en-Weppes, Paul-Philippe Vandesompele, se met à leur service pour leur trouver une maison adaptée ou mener les travaux nécessaires à l'accessibilité de leur logement. Access'Cible est le nom de sa toute jeune entreprise.

 

PAR STÉPHANIE FASQUELLE

metro@lavoixdunord.fr « J'ai vécu un temps au 3e étage. Un jour, l'ascenseur était en panne. Les pompiers m'ont monté à l'appartement, mais j'y suis resté trois jours en attendant que l'ascenseur soit réparé. » Aujourd'hui encore, l'anecdote le fait moyennement sourire. Paul-Philippe Vandesompele est en fauteuil depuis seize ans. À 20 ans, il faisait de la compétition de moto et moto-cross, participait au championnat d'Europe. Et un accident l'a privé de ses jambes. «  Mon père travaillait dans la publicité, j'ai intégré la société familiale. » Quinze ans se sont écoulés, Paul-Philippe a fondé une famille, accepté son fauteuil et la vie qui va avec. Le véhicule adapté, l'absence de marches à la maison, les rampes et accès spéciaux dans les lieux publics. «  En début d'année, après mûre réflexion, j'ai eu envie de me lancer : de mon handicap, je vais faire une force », confie celui dont la mésaventure de l'ascenseur est ancrée dans la mémoire. Et il y en a d'autres. «  Des agences m'ont déjà fait visiter des maisons, je leur avais précisé que j'étais en fauteuil et en arrivant : des marches ! Mais je peux aussi comprendre, la marche qu'on monte tous les jours, on l'oublie. En fauteuil, c'est impossible. Je me suis dit qu'il y avait un truc à faire. » En créant Access'Cible, Paul-Philippe Vandesompele a décidé de se mettre au service des personnes handicapées, mais aussi malades ou âgées. Il approche les agences immobilières. Certaines lui ont donné des adresses. «  Je ne suis pas leur concurrent, je souhaite devenir leur référent pour les questions de handicap. » Il fait également des kilomètres en voiture dans la métropole lilloise pour repérer des maisons à vendre, distribuer des cartes de visite (800 en trois mois !). Ce sportif, qui participe à des marathons en fauteuil d'athlétisme, profite des entraînements pour ouvrir l'oeil. Il possède à présent un petit catalogue de résidences plain-pied à Lille, dans les Weppes, les Flandres, quelques lofts à Roubaix, « même si, là, il y a un ascenseur...  ».

Plus qu'un agent immobilier, il propose aussi des travaux d'aménagement. Il fait le tour des centres de rééducation, s'entretient avec des accidentés, paraplégiques ou hémiplégiques (paralysie d'une moitié du corps). La relation avec les patients en centre de rééducation est très forte, «  parce qu'ils n'ont pas encore compris ce qui arrive ou ne mesurent pas ce que cela veut dire, ils vivent au jour le jour, dans une détresse impossible. Sans effacer tout ce qu'ils ont fait avant, ils passent une étape. Et en face d'eux, ils ont un gars en fauteuil qui est passé par tout ça...  » Toutes les questions sont posées, sans pudeur. «  Je suis aussi en contact avec un couple. Le monsieur à une sclérose en plaques, très invalidante. Son lit médical ne peut pas monter à l'étage, je me suis aperçu qu'avec sa femme, ils vivaient dans le salon... » Son regard bleu s'obscurcit. « La toilette, c'est en bas aussi. Il n'y a peut-être pas grand-chose à faire, mais aménager une salle de bain adaptée, c'est hyper important... » Paul-Philippe effectue des visites à domicile, en compagnie d'un ergothérapeute et du chef des travaux. « De mes quinze ans dans la pub, je connais pas mal de monde », glisse-t-il. Sa personnalité, qu'on devine douce, fait le reste. Deux sociétés sensibles aux questions de handicap travaillent avec lui : Façades Services (Roubaix) et Capa (Bourghelles). Les travaux peuvent s'élever à quelques centaines d'euros ou valoir le prix d'une belle voiture neuve. « L'idée n'est pas de profiter des gens, je demande parfois s'il y a un bricoleur dans la famille qui pourrait installer des dalles en plastique sur l'escalier. Il y a des aménagements possibles pour pas trop cher. » Avec ce souci constant : que la salle de bain ou la chambre, en dépit des aménagements, « ne fassent pas hôpital. Quand on sort d'un an en centre de rééducation, on n'a surtout pas envie de ça ». •"

***MON GRAIN DE SEL: j'ai eu l'occasion, à la fin de mon séjour en CRF, de visiter des logements pour trouver un appartement adapté... Les agents immobiliers étaient incompétents en matière de handicap!

J'ai eu droit, comme Paul Philippe, aux marches ou à LA marche de trop etc... Sans parler d'autres bévues dont je vous parlerai dans "le grand feuilleton de ma SEP"!

Je trouve son initiative géniale et suis motivée, plus que jamais, à m'investir à mon tour pour aider les handis.


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kléolia 15/08/2008 12:45

Et pourquoi ne pas créer ta propre soc louloute ! T'investir là-dedans te permettrait de mettre à profit ta niaque, ta verve au service de ceux qui l'ont moins et qui pourtant rencontrent aussi les mêmes soucis pour se loger de manière adaptée !Suggestion à méditer !...BiZZZZZZZZZousssss

christine 15/08/2008 12:30

Il est évident qu'il y a un besoin croissant de telles entreprises qui, de surcroît, créent de l'emploi. Je te verrais bien, effectivement dans la peau d'une consultante, voire chef d'entreprise dans ce domaine. L'idée est à creuser puisque tu es sur la voie d'une reconversion professionnelle. On croit en toi !

d'éli cieux 15/08/2008 11:07

ce que tu fais déjà et très bien !bisous !