Sans doute un aurevoir pour hospitalisation...

Publié le par Handi@dy

Chers lecteurs et amis!

Cet article est peut-être le dernier avant un moment.
Sais pas.
J'ai rdv demain avec ma neurologue comme dit hier.

J'ai plusieurs pépins très sérieux. 


Au départ, ce qui a ruiné mon été et m'a mise dans un sale état, c'est de savoir, fin juin (je l'ai déjà expliqué), que j'aurais à nouveau à lutter pour le respect de mes droits et un emploi du temps adapté. Sachant que c'est cette lutte entre autres qui m'a fait faire poussée sur poussée pendant des années et basculer en congé longue maladie. Je n'en pouvais plus, j'étais en dépression. Après récupération, je reprenais le travail en juin, mais à peine arrivée, j'ai vu qu'un collègue s'était suicidé, que l'ambiance au bahut était catastrophique, il ne m'appartient pas de tout vous raconter, mais en bref, c'était aussi pourri qu'avant mon congé et mon enthousiasme n'a pas suffi. Je ne redécrirai pas ce qui a ruiné ma santé au travail, mais j'ai vite compris que tout recommençait. Refus d'aménager l'emploi du temps, c'est toujours le début. Après il y a d'autres choses, on ne prévient pas forcément OTIS quand l'ascenseur est en panne et après on me reproche mon absence, alors que sans ascenseur je n'accède pas aux batiments et que je suis couverte par un certificat médical..... Je suis lasse, épuisée de tout cela.
En plus, la collègue/personne qui aurait dû s'engager pour que mes voeux soient respectés (une amie soi-disant) car elle était chargée de collecter les infos, ne l'a pas fait, (j'ai quand même transmis mes voeux au secrétariat, en plus, dans les délais, mais les emplois du temps avaient déjà été faits, jamais on ne les a eus aussi tôt) sous prétexte qu'elle trouvait que j'étais absente depuis longtemps et que ça ne valait pas le coup même s'il y avait une chance que je revienne; sous prétexte aussi qu'elle voulait avoir un emploi du temps aménagé (alors qu'on était toujours d'accord: je bossais le mercredi entier pour qu'elle puisse être libre, moi je demandais le mardi pour: neurologie, généraliste, urologie spécialisée en neuro et kiné, tous joignables le mardi, seule plage commune, l'uro ne consultant que le mardi)!
Bref, en clair, certains collègues valides ayant une vie de famille, de couple, des enfants, une santé éblouissante, des loisirs, de l'argent, se distrayant, ne comprennent pas qu'une personne handicapée qui n'a pas grand chose dans sa vie ait besoin d'un emploi du temps aménagé pour des soins sans lesquels le boulot est impossible. 

A désespérer... Ce qui m'a démolie, c'est le fait que je la considérais comme une collègue plutôt amicale. Là, elle a choisi ses intérêts en oubliant mon droit à exister...
En demandant à ma sous-chef les emplois du temps des collègues de la même matière j'ai eu un choc et lui ai dit froidement: "Eh bien, mon emploi du temps est à rallonge, longues journées, aucun de mes voeux alors qu'ils sont vitaux, 6 heures creuses, le leur est un emploi du temps de grand malade handicapé! Des tas de journées ou demi-journées de libres, pas d'heure creuse!!! Je me permets courtoisement de vous rappeler qu'il existe des lois et que vous devez aménager mon emploi du temps!"
Et là, excuses, prétextes: d'autres collègues malades à gérer il a fallu faire un choix, impossible de remettre à plat les emplois du temps, contraintes dans telle matière etc... C'était faux évidemment en très grande partie, d'ailleurs elle n'osait plus me regarder en face.
Ce qui ne l'a pas empêchée de me coller des tonnes de boulot de dernière minute en fin d'année! Je lui ai été indispensable pour un examen. Sans moi, c'était cuit.

Aujourd'hui je lâche prise et sais que je ne retournerai pas dans un boulot qui m'oblige à me battre pendant toute l'année scolaire avec la direction pour le respect élémentaire de mes droits. Car cela a aggravé ma SEP.
Marre de faire des courriers au Ministre sans effet, marre d'avoir dû appeler souvent, régulièrement, le DRH pour qu'il remette en place celui qui était responsable de toute cette affaire. Je me suis brisée, la maladie et le handicap demandant tant de force, de temps...
Après la fin juin, j'ai donc replongé dans une forme de dépression, me relaxant, me reposant pour récupérer.

J'avais par moments des soucis respiratoires (avec la chaleur, la nuit), puis comme une boule dans la gorge qui m'obligeait à déglutir, avec difficulté, avant finalement de tousser sans arrêt et finir par vomir. J'ai eu le rhume et les bronches prises tout l'été.

Je n'ai pas rédigé de texte perso sur le blog cet été, mais de l'info, ayant besoin de me reposer, de prendre mes distances.
Le blog et le soutien des lecteurs commentateurs m'a permis de tenir le choc et de me forcer, malgré mon état, à poster un article par jour.
Parfois j'allais même bien. Je ne dormais pas la nuit, tracassée, mais quelques heures le jour, décalée.
Puis, il y a eu IOANA, le suicide de son ami, le sien, enfin les attaques haineuses ou agressives de personnes qui me reprochaient d'avoir levé le voile sur l'état mental de IO et sur l'impossibilité d'un suicide tel qu'il nous était présenté, avec les déficiences décrites par IOANA. Or, j'avais raison. J'ai donc eu le soutien de la famille de la défunte, de nombreuses autres personnes aussi.
Je n'aurais pas été heurtée par des coms agressifs stupides, mais il y avait de la part d'une personne un acharnement haineux et calomniateur. La haine, c'est du poison. Et ça a contribué à me déprimer.

Puis d'autres pépins se sont greffés sur ma grosse déprime et les soucis cités dont je ne sais pas s'ils sont dus au stress du choc émotionnel de l'échange verbal avec ma collègue (j'avais dit avoir "le souffle coupé" de l'entendre dire de telles choses, que j 'avais "du mal à avaler" ses explications... Je somatise encore quelquefois grrr!) ou à la SEP ou à autre chose. (comme les symptômes allaient et venaient, je n'ai évidemment pas consulté pour poussée).

J'ai eu des plaies, blessures (1 due à la couche, classique, pas trop grave), j'ai dû repanser mes anciennes plaies de frottement heureusement cicatrisées à présent mais la peau reste fine, fragile, il me faudra surveiller ça à vie et mettre des pansements en prévention.

Le pire, c'est une plaie au pied. Elle a très très très mal évolué et comme je faisais des soins sommaires sans trop oser regarder la plante atteinte, je me contentais d'"emballer" mon pied dans des compresses enduites de pommade cicatrisante après le bain de pied...
Alors, j'ai "merdé", j'aurais dû consulter la chir ou les urgences, mais l'hôpital, j'en ai tellement soupé... En été, en plus, rien ne va dans les hôpitaux. Et comme l'année d'avant ça m'avait fait pareil et que ça avait bien cicatrisé... Et puis surtout, ma déprime me clouait à la maison et au lit.
Enfin, il y a eu la mort d'un de mes oiseaux que j'adorais. Je n'en avais vraiment pas besoin... Je n'avais plus la force de gérer, meilleur ami injoignable puis en vacances, nièce débordée avec son fils et son taf...

Aujourd'hui, en prévision de la consultation de demain, je me suis forcée à regarder cette plaie.
Conclusion: grave... Et il est clair qu'on m'hospitalisera de suite, je prépare d'ailleurs mes affaires pour cela.

Alors si vous ne voyez plus d'article, c'est que je suis à l'hôpital. Je n'aurai pas accès au PC.
Pas de misérabilisme, hein, mon pauvre pied sera pris en charge demain. J'ai juste peur de la tête que fera ma toub en le découvrant...

*Vos commentaires postés pendant mon absence n'apparaîtront pas puisque je les modère (depuis l'attaque haineuse) et qu'ils doivent être validés par moi pour être lisibles.*

En principe je suis sur mon PC jusqu'à ce soir tard, en alternance avec lessives, préparation de papiers et sac d'hosto... Sais pas trop...

***Je vous embrasse, prenez mieux soin de vous que je l'ai fait de moi en cette période de grand stress!***

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Koulou (Flegroll) 06/10/2007 13:46

houlà ! éh ben.... ça fait beaucoup d'un coup là peut-être... ben... que dire... de tout coeur avec toi ? on se sent bien impuissant fasse à certaines situations. :0010:

Nicole 05/10/2007 12:17

Bonjour , je te souhaite du courage ,j'aie aussi une sep depuis plus de dix ans et comme toi je lutte ! à ma façon , je positive et j'aie aussi des moments o^tout chavire ...... Reviens vite de l'hop ,j'y vais fin octobre HI! HI!...pour mes pieds aussi , j'oublie de te dire que je suis une femme avec un caractère fort ce qui me protège , enfin un peu ! bon , je t'invite sur mes peintures , avec le hand et malgré je continue mes passions et .........mon espace sep où tu aura le sourire, des liens , mon histoire et .........TOI que j'aie mise en lien car je t'admire par ton courage et tes coups de revendications A bientôt Nicole 

vinnce 30/09/2007 12:14

Bonjour reviens vite  :0010:

Fifounet 25/09/2007 16:10

Et comment que ce ne sera qu'un au revoir ! Non mais, des fois !Suis de tout coeur avec toi Ady, sois forte. Je sais que tu l'es, tu nous l'as montré à mainte reprises. Lâche pas, ce sont des cons.Au niveau du boulot, je peux peut-être t'aider  à obtenir gain de cause: snoc-xua-trom@hotmail.fr.Bises et sincères amitiésFif

Nathalie 25/09/2007 09:53

Salut Ady, ce petit message car cela fait bientôt un mois que tu nous annoncais ton départ pour l'hopital et donc plus de nouvelles.  Alors comment vas-tu ? Comment peut-on faire pour avoir de tes nouvelles ??? Biz