Lourdes: le miracle qui n'a pas eu lieu! Quoique...(partie 2 suite)

Publié le par Handi@dy

Je vous avais quittés hier au moment où j'embarquais à bord du train pour Lourdes.
Dans le compartiment, les bénévoles se répartissent auprès des malades qui leur sont assignés. Mon hospi s'appelle O., est en âge d'être ma mère, issue d'un milieu huppé bourgeois catho régional, a priori aucun point commun. Et pourtant, ce pélé nous rapprochera de façon troublante. 
Sur la couchette en face de moi, une mamie protestante qui a pris des cours de catéchisme catho et qui va prendre le baptême lors du pélé. On sympathise. Ma bénévole est assise près de moi et c'est dans un joyeux papotage que débute ce voyage. J'explique ce qui motive mon voyage.
C'est mon premier, en train, depuis mon handicap. Alors je goûte chaque tour de roue sur les rails, chaque soubresaut du wagon, le paysage, le passage chaotique des bénévoles et des scouts qui nous proposent soupe, salades, gâteaux et boissons. On nous bichonne. Passage du médecin qui va de wagon en wagon pour veiller à ce que chaque malade ayant besoin de soins soit soigné, médicamenté. Et là, surprise! Je la connais, cette toub! C'était notre ancienne généraliste, ou plutôt, le médecin de ma mère! Elle me sourit et vient me parler. Je lui demande si je lui dois que ma candidature ait été retenue. Elle me dit que non, étonnée, mais me dit avoir pris connaissance de mon dossier, m'exprime son regret pour ma sclérose en plaques. Sa surprise de me voir au pélé. Plus tard, à Lourdes, nous aurons de sympathiques discussions pendant ses pauses, sur le toit-terrasse de la maison d'accueil avec vue sur les forêts, les montagnes, le chateau au loin... Nous parlerons de maman... De mon avenir. Me suis rappelée le jour où je suis allée la voir, elle, en consult, pour qu'elle me prescrive la pilule (j'avais plus de 19 ans!), mais elle n'avait prescrit que des ovules! Pfff! Ben vi, catho, elle m'a surtout prêché l'abstinence lol!
Après une nuit sereine, une toilette rapide grâce aux bénévoles qui ont tout prévu, nous descendons du train pour monter à bord de minibus prévus pour handicapés. Nous séjournons dans un lieu construit pour les malades, à mi-chemin entre l'hôtel et l'hôpital, un lieu parfaitement équipé. Et: nous sommes en face de la grotte! A deux doigts! Juste de l'autre
côté du pont du Gave.
Lors de pélés, une partie importante du séjour est consacrée à toutes sortes de cérémonies, de messes. Elles ne sont pas obligatoires. Accompagnée de O., ma bénévole, en âge d'être ma mère, je découvre ce monde de rites, de rituels, de mots latins parfois, de gestes, bref, tout ce qui est aux antipodes de ma religion d'origine. Je n'accroche pas. Tous ces gestes me semblent détachés de la spiritualité, du vrai message, comme pour meubler un vide. Mais je vois bien que pour d'autres, ils sont le message. Au début du séjour, je prie: pour Milda. Je lance des pourquoi à Dieu. Les mêmes que l'Homme depuis le début de l'Humanité. Je prie pour moi aussi, je dis ma peur, des opérations, de ma SEP, de mon avenir...
Je partage ma chambre avec une mamie âgée qui a les jambes très arquées, se déplaçant avec des cannes. Arthrose. Opérations des genoux. Fortes douleurs. Une mère courage pleine d'humour, touchante et gentille. Nous sympathisons de suite. Elle se prend pour ma mémé (moi qui n'ai jamais connu les miennes de mamies)! Me voilà affublée d'une maman (je n'avais plus la mienne depuis l'âge de 24 ans) et d'une mémé! En fait, à nous trois, nous allons vivre des moments inoubliables de proximité de coeur, de confidences: 3 générations de femmes qui ont souffert.

Je fais également la connaissance de MR, une SEPienne (mais qui ne m'avouera sa maladie que l'année suivante) qui marche encore un peu en se tenant à des meubles mais est installée sur un immense fauteuil électrique sur lequel elle peut allonger les jambes, ce qui laisse croire qu'elle est très lourdement atteinte. Je n'ai jamais compris ce besoin d'aggraver son propre cas. Ni celui de nier sa maladie. Cela relève du psy. Et son psy à elle, c'était l'abbé. Elle passait un temps fou à lui parler, à préparer son bain dans la source. Puis, n'étant pas guérie, à demander pourquoi cette fois encore elle revenait malade. Ce qu'elle avait "mal fait" cette fois-ci. Alors qu'à mon sens, pour guérir, il faut déjà admettre sa maladie. Puis, on ne peut programmer une guérison...miraculeuse! Ce personnage original deviendra une amie et m'aidera même à monter mon projet handicap en ville avec des élèves. En attendant, c'est elle qui m'explique tout, car les pélés, elle les fait chaque année depuis près de 20 ans. On discute beaucoup à table toutes les deux. Elle connaît de nombreux autres handis. Nous mangeons très bien lors du séjour: petits plats préparés avec amour par les bénévoles, gâteaux maison et... eau de la source (pour mettre toutes les chances de notre côté je suppose!). C'est aussi à table que j'ai le temps de connaître les autres malades. (Certains sont très atteints et mangent au lit.) Il y a notamment, des IMC qui sont dans le même centre pour adultes handicapés. Dont un "couple" ou plutôt 2 jeunes qui m'ont émue: une petite jeune fille (elle avait mon âge mais en faisait la moitié! J'avais 36 ans.) atteinte physiquement et mentalement qui ne parlait que par cris. Un jeune homme atteint physiquement mais qui avait une certaine lucidité, même si son élocution était mauvaise, le contrôle de sa tête absent. Et son intelligence n'était pas intacte non plus. Tous deux étaient souvent à se tenir la main. Lui seul était capable de l'apaiser pendant ses crises, à part sa mère bien sûr. Une mère usée... Tellement usée. Courageuse. Qui avait sacrifié sa vie, tout son temps, pour s'occuper de cette adulte/enfant.
Le jour suivant, mes prières et mes interrogations en tête, nous traversons le pont du Gave pour une messe devant la grotte de Massabielle. (LA grotte, celle de l'apparition). Au moment où nous passons devant la source, palpant le mur comme le font tous les "touristes", je réalise qu'elle est très petite, elle était si grande dans mon souvenir de gamine de 5 ans. Et là, des souvenirs jaillissent: le cierge! Maman m'avait acheté un  immense cierge et je m'avançais, haute comme trois pommes, vers la grotte. Et paaaaaaaaaaaf! Je regardais la statue de la Vierge, avec ferveur, ce qui m'avait fait trébucher, et m'étaler de tout mon long. Misèèère! Cierge brisé. Je pleurais. Mon père me "ramasse" et me console: "Eh ben ça t'en fait 2 de bougies, de toute façon elle était trop grande pfff! Tu as marché du pied gauche dans la grotte? Parce que si c'est le cas, ça porte bonheur!" Papa et son humour iconoclaste s'est fait gronder par ma soeur et ma mère, mais moi je riais. Depuis, foi et rire sont associés dans mon esprit. 450px-VirgendeLourdes.JPGCher papa qui était si critique mais respectueux aussi de la vraie foi. Celle qui ne manipule pas, n'infantilise pas. C'est lui qui m'a lu mes premières histoires bibliques et à sa mort, 4 ans plus tard, c'est moi qui hériterai de sa Bible et la lirai entièrement. Puis, je me suis rappelé avoir pris le bain à Lourdes, enfant... Et enfin la gourde d'eau ramenée. Mon cor au pied disparu spontanément... Le cri de jubilation de maman. La temporisation d'une voisine du village où nous logions qui disait: "Mais non, ça vient pas de Lourdes ça, c'est notre bonne eau d'ici, elle est toute douce, pas besoin d'assouplissant!" Marrant!
Ce second contact avec la grotte me laisse radieuse à cause des souvenirs, mais dans le présent, il me laisse froide, ne réveille pas ma spiritualité. La foule peut-être. Trop de plastique, de superficiel... Je me sens décalée. La messe m'ennuie et j'en profite pour observer les gens, les bénévoles d'autres diocèses, pays, et leurs malades. Certains infantilisent "leurs" handis. Ca me désole. D'autres sont emplis d'un respect et d'une affection sincère, comme dans notre groupe. J'observe la réaction des malades. Certains râlent. Bah. D'autres semblent rayonner d'être là. J'observe, j'apprends... Petit à petit, au fil des jours, je vais comprendre en quoi ce lieu est si important, foi ou pas.
Très vite, c'est le coup de foudre amical entre O. et moi. On ne se quitte que rarement. Elle s'est mise en tête que j'allais guérir. Parce que j'étais sympa et que je le méritais, à son sens. Moi, je me dis que ce n'est pas cela le critère et je suis plus réaliste, mais ouverte à tout... Y compris donc au miracle!
Dans ma chambre, ma "mamie" s'installe à côté d'O. sur mon lit et se met à me coiffer (je venais de me faire un shampooing) pour mettre mes mèches en plis! Elle nous raconte des histoires de son enfance à la campagne, puis de son mari, ses enfants, des choses si drôles que nous rions aux éclats. En plus, elle a un accent alsacien et paysan à couper au couteau, ce qui ajoute une note très colorée au tout. Elle roule les "r". O. et moi sommes pliées. Nous voilà, 3 générations de bonnes femmes, assises côte à côte sur mon lit, à rire comme des baleines! Finalement quelqu'un passe la tête dans l'embrasure de notre porte (une autre bénévole) et sourit: "Eh ben, @dy, partout où tu es ça rigole! O., on échange nos malades?". O. fronce les sourcils. Mais il est vrai que même à ma table, on riait souvent de nous-mêmes avec MR et ça amusait la galerie. Pfff on ne se refait pas. Et faire rire des gens qui sont tristes, quel bonheur!
Le jour suivant, on pouvait prendre le bain dans la source... O. était sur les nerfs. Comme si j'étais sa vraie fille malade. Elle m'avait même dit: "Si tu ne guéris pas, moi je claque tout! Je ne referai plus de pélé. Je ne sais même pas si je croirai encore. Je ne veux pas que tu subisses ces opérations, et je veux que tu remarches, que tu n'aies plus à porter de couches!". J'ai compris que cette année-là était une année de crise de "foi" pour elle, et que ce pélé serait peut-être son dernier. Touchée aux larmes, je me couchai ce soir-là, et n'en dormis pas de la nuit. A côté de moi, ma "mamie" ronflait paisiblement comme un bûcheron canadien, la chemise à carreaux en moins, mais dans une chemise de nuit à petites fleurs! Parfois elle marmonnait dans son sommeil telle prière mariale, en allemand. Chère mamie! Les processions aux flambeaux qui passaient en face illuminaient la nuit. Et moi... Je me posais mille questions... Ai-je droit à un miracle? Je ne suis même pas catho et pas croyante au sens commun. Je n'ai trouvé que des souvenirs ici. Le présent est bien différent. Et pourtant j'attends quelque chose. Je vais passer une nuit blanche à me retourner dans tous les sens, à me dire "J'ai droit à l'aide de Dieu comme chacune de ses créatures, pourquoi pas moi? Si Dieu veut m'aider, qui suis-je pour refuser, bouder un tel cadeau? C'est Lui qui décide..." puis "Je n'ai pas le profil, qu'est-ce que je fais là? Et pourquoi ce serait moi qui serais aidée? Comme je suis présomptueuse d'espérer un miracle!" Je regardai ma "mamie" et décidai de faire comme elle: ne pas me casser la tête, laisser les choses arriver et les prendre comme telles! Et je me suis endormie au petit matin.
C'est O. qui est venue me tirer de mon trop court sommeil: "Hop hop! C'est le grand jour! Aujourd'hui tu guéris ou je deviens bouddhiste". Ecroulée de rire! J'ai dû répondre "Nan mais tu te rends compte de la pression que tu me mets! Je n'y suis pour rien moi! Ne va pas renier ta foi! Au fait j'ai réfléchi: si je guéris, je serai obligée de témoigner... De dire ce que j'ai vécu. Je devrai en tirer les conséquences et devenir catho. Alors si cela devait arriver, je veux que tu sois ma marraine!" O. m'a embrassée et s'est retournée pour cacher les larmes de son visage. Nous vl'à bien! C'est mamie qui nous a secouées: "Ja hop, le petit dej!". Emotion et ferveur ce matin-là. Malades et bénévoles pleins d'espoir. Le plus émouvant dans ce moment, c'est de voir à quel point les bénévoles de tout âge nous souhaitent sincèrement de guérir. Ils en pleurent d'émotion. Il faisait gris ce jour-là. Moi qui n'avais prié que Dieu et non la Vierge (malgré l'initiation par "mamie"), réflexe protestant pour ne pas blasphémer ni adorer un autre que Dieu. Je ne le sentais pas venu, le moment du bain. Pourtant, je l'ai pris, parce que c'était prévu ce jour-là. Avec les autres donc, O. derrière mon fauteuil, on fait la queue devant les entrées. J'observe des malades de tout âge. Les femmes sont plus nombreuses. On me transfère sur une civière. J'avais prévu un maillot de bain avec une protection. Chez les hommes, relatif calme. Chez nous, une sorte de stress, on entend parler italien très fort, ça empêche de penser, de prier. J'ai vite compris pourquoi. Les bénévoles pour le bain étaient toutes italiennes (enfin ce jour-là). Bruyantes, elles m'ont fait rouler de ma civière sur une autre, creuse, et O. m'a expliqué qu'en raison de mon incontinence, pas de bain. Misèèère! On fait quoi alors? "T'inquiète" me dit O. Les Italiennes, toujours à jacasser et à crier, me retournent comme un paquet, m'enveloppent d'un drap blanc qui sera un peu mouillé de l'eau de la source. L'une d'elles aboiera une prière à mon oreille, sans en penser les paroles, à toute vitesse, pressant indélicatement sur ma bouche non préparée une mini vierge en plastique et zou! Fini le bain! Basta! O. choquée me regarde. Je devais être impressionnante car les Italiennes ne m'ont plus touchée: "Ce n'est pas sérieux ce que vous faites. Les zones paralysées de mon corps ne sont même pas mouillées. Où est la sortie?" O. a poussé mon fauteuil, et nous sommes reparties, déçues... Dehors, O. s'écroule, s'assied par terre. Ne pouvant accepter de la voir dans cet état (elle était consciente comme moi que cet acte symbolique avait été bâclé, gâché), je ne peux m'empêcher de lâcher d'un ton sombre, la voix tremblante: "Alors comme ça, il paraît que tu es bouddhiste?" Et on est tombées dans les bras l'une de l'autre.
On s'est ressaisies: O. fâchée: "C'est une honte, ces Italiennes! Bigotes mais pas sincères! Traiter des malades comme des paquets! Ne pas laisser le temps de prier, de se recueillir, même de réaliser!" et moi: "Chez les hommes ça avait l'air plus zen. Dommage. Demain j'y retourne, mais je préviendrai à l'entrée que si cela se passe comme hier, elles auront ton bouddhisme sur la conscience!". On a ri, O. étonnée de mon envie de remettre ça. "J'ai compris ce qui a empêché ce bain d'être réalisé comme il faut" ai-je dit. "J'ai ma part de responsabilité, mais je ne pouvais prévoir ce qui est arrivé, alors je n'ai pas réagi. Demain, je serai prête." Le soir, je demandais de la documentation sur Bernadette Soubiroux et lisais dans mon lit, ouvrant mon coeur et mon esprit à une foi autre que le mienne. Les miracles, c'est souvent la nuit qui suit le bain qu'ils se réalisent. Là, petit stress, mais au vu de la façon dont les choses s'étaient déroulées, cela semblait improbable...

(fin ce soir ou demain, c'est trop long... Plus la force d'écrire, ni le temps. Le meilleur à venir.)



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Handi@dy 23/08/2007 00:26

Chère CATOUNETTE,Je lis dans ce que tu dis des tonnes d'indicateurs de ta foi mdr: les Amérindiens croient en des choses encore plus loufoques que nous, et puis le mur des Lamentations, y mettre un mot, est aussi symbolique que ma prise du bain à Lourdes! Alors je vois plutôt un refus ou rejet qu'une certitude. D'ailleurs s'il n'y a pas de Dieu, cela signifie que tout est hasard, or tu dis que si les choses arrivent, ce n'est pas sans raison, tu crois donc en un déterminisme intelligent... Ce qui sous-entend présence d'un être intelligent qui régit... Donc foi lol! Sache que je partage tes contradictions! Je me dis croyante en pointillés. Mais pas au sens classique. Le pélé, on m'a proposé d'y aller gratuitement (tout compris). Sur place, les commerces sont en ville, pas sur le site. Personne n'oblige à acheter un cierge. L'eau est gratuite forcément, on peut amener sa propre gourde et donc ne rien payer. Les commerces sont hors du site et personne n'est obligé d'y aller. O. a quitté les pélés cette année-là. Quelque chose s'était brisé. Elle a été malade aussi. Je crois que des miracles non religieux se produisent tout le temps, il suffit de les voir.De nombreuses personnes guérissent à Lourdes par auto-suggestion, c'est clair. C'était dit dans le reportage d'Arte. Une quantité impressionnante de guérisons non religieuses. Alors j'avais une chance et demie...Merci en tout cas pour ce beau com, émouvant... Plein de :0010:Bonsoir GRY, il faut dire que je ne l'ai pas vécu comme touriste, mais comme malade encadrée par un pélé. Je n'ai donc vu que le côté foi, amitié, solidarité, partage. Lorsque j'ai voulu voir le côté fric, il a fallu qu'on m'emmène en ville, hors du site. As-tu lu tout mon récit? (3 articles) @mitiés

Gry 22/08/2007 23:45

lourdes.... comment dire sans heurter les croyants dont je fais plus ou moins parti.... c'est quand meme la boutique geante du christiannisme... meme Alex qui est supere croyante avait été choquée la premiere fois que je l'y ai emmenée....

cat 18/08/2007 19:19

je t'avoue que j'ai toujours du mal à comprendre que l'on demande ... j'ai presque honte d'écrire ça ... des miracles ...la maladie est là ... elle n'est pas le fruit d'un dieu ... je ne suis pas croyante ... je ne suis plus croyante ... j'ai lu la bible ... baptisée communiée ... et j'ai souvent priéet j'ai compris que la vérité était ailleurs, ailleurs que dans un dieu qui aurait droit de vie et droit de mort sur nous ...pour moi, les amérindiens détiennent en partie la vérité ... la vérité, c'est la nature, l'harmonie terrestre ... bien sûr, tu sais bien ma belle, que mes mots n'engagent que moi ...les pélés de Lourdes, comme ailleurs ... je trouve que c'est du commercial, je trouve ça dérangeant ... je trouve ça malhonnête qu'il faille payer pour sa foi ...moi, j'ai un rêve, le mur des lamentations à jérusalem ... pas pour prier, pas pour pleurer, pas pour demander pourquoi ce qui m'est arrivé est arrivé ... parce que je pourrais aussi demander pourquoi pour ce qui ne m'est pas arrivé ... parce que demander pourquoi est vain, puisqu'il n'y a pas de réponse, la seule réponse, c'est parce que c'est ainsi, parce que tout a une raison d'être ... même le pire ...le mur des lamentations, pour glisser juste un petit mot dedans ... merci d'être ... ce que tu racontes là, me touche et m'émeut ... quand j'ai appelé ma mère à la fête des mères, alors que je ne le fais jamais ... je l'ai fait pour toi ... parce que j'ai pensé à toi, que ta maman te manquait ... parce que ... je sais pas ... je l'ai fait ... ce n'était ni un miracle, ni un devoir ... c'était parce que ce jour là, cela devait être ...le bain, si tu ne l'as pas fait ... regarde, pas de bain, pas de miracle, et donc O. ne quittait pas tout pour une circonstance ;)je t'embrasse bien fort Ady ;)

Handi@dy 18/08/2007 12:11

Bonjour d'éli cieux! Pas d'excès hein! La relation humaine, l'Autre, est effectivement ce qui nous sauve. Encore faut-il bien choisir ses amis, son entourage. La vie m'a offert des rencontres épatantes que j'ai su identifier comme telles. Elle m'a aussi donné un caractère fort pour éloigner de moi les nuisibles. Effectivement, même quand la vie est moche, il y a des choses à faire. Je dirais même SURTOUT quand elle est moche, c'est là qu'il y a le plus à faire pour se battre et améliorer son sort. La vie m'a donné des leçons que j'ai su retenir, et ce blog me permet d'en faire bénéficier d'autres. Parfois ce sont de petites choses qui m'émerveillent: comme les récits de la mamie. Dans d'autres chambrées, peu de communication. Chacun restait replié, espérant guérir et guettant l'autre du coin de l'oeil comme un rival potentiel. J'ai eu la chance, tout comme O., de reconnaître la valeur de mamie, de m'ouvrir à ce qu'elle avait à donner, et c'était beaucoup. Les moments magiques sont à notre portée, mais il faut aussi savoir ouvrir son coeur, ou plutôt ne pas le fermer par stress, manque de temps ou de discernement! Merci beaucoup pour tes mots! @mitiésMerci POPP'S, la suite cet après-midi! Beaucoup d'émotion et de joie entre les 3 bonnes femmes en effet! Beaucoup d'émotion aussi dans la fin du récit à venir. @mitiésLOL cher CHOCO, tu as raté un épisode: Lourdes c'était il y a 6 ans! Je n'y retournerai pas. J'expliquerai pourquoi dans la fin du récit! Mais merci de tes bonnes intentions! Avoue que tu n'as pas tout lu mdr! @mitiés!

choco 18/08/2007 07:54

slt ma didi il n'y a pas que les benevoles qui te souhaite de guerir tous ce qui mienne te lire te le souhaire, perso en1980 ma grand mere il y a ete pour moi car tres croyantes alors est-ce sa je c'est pas ,si c'est sa alos sa a marcher pour moi pour quoi pas pour toi @+