Petite histoire de notre SEP (3): Sainte LIDWINE, premier cas de SEP identifié?

Publié le par Handi@dy

 

Réédition du 22/9/09

Les documents les plus anciens relatant des troubles cliniques pouvant
correspondre à la SEP datent de 1421 et concernent la vie de Sainte Lidwina de
Schiedam,
née dans cette ville en 1380. A l'âge de 16 ans, cette jeune fille fait une chute en patinant et se fracture une côte. Suite à une infection locale, la guérison fut longue. Peu de temps après, Lidwina présente des difficultés de marche qui l'obligent à se tenir aux meubles. Elle se plaint également de douleurs lancinantes dans la figure.
Les médecins de l'époque s'avouent incompétents et y voient "la main du
Seigneur". La maladie progresse lentement avec apparition successive d'une paralysie du bras droit, d'une perte de la vue d'un côté, d'une paralysie des jambes, de plaies au siège et de difficultés de déglutition. Lidwina décède à l'âge de 53 ans, de complications rénales semble-t-il, peut-être en rapport avec des problèmes urinaires.
L'examen du squelette de la Sainte retrouvé en 1947 montre qu'il s'agit en effet d'une personne ayant souffert d'une paralysie des jambes pendant de nombreuses années.
Ludivine vient du Germain LIND qui signifie "doux" et WIN qui signifie "ami". C'est un prénom germanique qui est traduit en flamand par "douce patience". Mais il a d'autres significations.

On fête la Bienheureuse Lidwine de Schiedam le 14 avril.

Née à Schiedam (Hollande) le jour des rameaux de l'année 1380, le lendemain de la fête de sainte Gertrude, elle reçu un nom prédestiné : "Lid" et "Wyt", qui signifient "souffrir" "amplement ou avec patience".

Sa mère s'appelait Pétronille. Son père, Pierre, était veilleur de nuit de la ville. Il était le fils de Joannes qui fut un pieux homme priant nuit et jours. A tel point que le démon l'assaillait dans sa maison hantée. Il brisait la vaisselle et cassait les pots de beurre qui se répandait alors sur le sol.

Pierre eut neuf enfants. Lydwine était la quatrième et la seule fille au milieu de huit garçons.

Le jour des rameaux, Pétronille qui était enceinte, se rendit à la grand'messe. Les douleurs la saisirent et elle dut rentrer précipitamment à la maison pour y accoucher de Lydwine.

Nous sommes au XIVe siècle. Lidwine est une jeune fille pleine de vie lorsque, en 1395, à 16 ans, elle « tombe malade ». Elle se rétablit progressivement. Le 2 février, elle se sent mieux. Ses amis l'encouragent à venir patiner sur un lac gelé. Ce jour-là, elle fait une chute, se fracture plusieurs côtes du côté droit et a du mal à s'en remettre. C'est le début d'une longue vie de souffrance. Pendant trente-huit ans, divers troubles l'affectent : douleur violente et lancinante des dents (probablement une névralgie du trijumeau), cécité de l'œil droit, photophobie de l'œil gauche, troubles moteurs du bras et de la jambe droits qui l'obligent à garder le lit. La maladie évolue lentement, avec des phases d'amélioration. Mais, à partir de 1407, elle a des visions surnaturelles et, lors de moments d'extase où elle revit la passion du Christ, elle semble aller mieux. Dans le contexte de l'époque, tout est réuni pour en faire une légende vivante. Sa mort en 1433, après trente-sept ans de martyr, ne fera que raviver le culte à sa mémoire. Elle sera canonisée en 1890 par le pape Léon XIII. Selon T. Jock Murray, trop d'éléments religieux ou mystiques brouillent le diagnostic, même s'il existe probablement une maladie neurologique sous-jacente.
Un peu plus tard, elle eut une maladie - dont on ne sait pas le nom - qui la fit maigrir considérablement. Elle devint have et débile. Vers l'âge de 15 ans, son père voulut la marier mais elle refusa et menaça son père de prier Dieu afin qu'il la défigure et qu'elle devienne un repoussoir pour ses prétendants. Elle n'avait plus que la peau sur les os et était devenue (selon J.K. Huysmans) cadavériquement laide. Ses prétendants ne se montrèrent plus.

Elle gardait la chambre tant elle était faible, lorsque, vers la fête de la Purification, des amies la visitèrent. Elle insistèrent tant, disant qu'une sortie lui ferait du bien, qu'elle finit par accepter de sortir. Dehors, tout était glacé. La rivière, la Schie, était couverte d'un manteau de glace. Elles chaussèrent toutes leurs patins. Une amie se rua sur elle, lancée à fond de train et la culbuta sur un glaçon dont les aspérités lui cassèrent les côtes du flanc droit. On ramena Lidwine à son lit qu'elle ne quitta plus.

On la drogua sans limite et son mal empira et l'on ne parvint pas à la guérir. Un apostème induré se forma dans la fracture. Elle souffrit le martyre. La veille de la saint Jean-Baptiste, n'y tenant plus, elle tomba de son lit et un énorme abcès creva laissant couler des litres de pus. Puis elle s'évanouit.

On la replaça sur le lit.

La putréfaction se mit à ronger son corps et la grangrène entretint trois plaques grouillantes desquelles on pouvait sortir cent à deux cent vers par jour.

On appliqua toutes sortes d'onguents. En dernier lieu, des cataplasmes fabriqués avec des simples qui la soulagèrent un peu. Mais son corps finit par être entièrement une plaie vive d'où le sang ruisselait.

Elle aurait dû mourir si ces maladies avaient été naturelles. Mais elle savait que la main de Dieu était sur elle et malgré sa souffrance, elle essayait de sourire en disant :"d'où peut venir au printemps cette sève dont se gonfle la vigne, si noire et si nue pendant l'hiver ?"

Elle était comme atteinte du mal des ardents, sorte d'ergotisme appelé le feu saint Antoine ainsi que de la peste noire.

Cela dura pendant trente huit ans pendant lesquels son estomac n'accepta pas de nourriture

Un prêtre lui interpréta son état comme l'expiation qu'elle accomplissait devant les fautes du monde. Elle prit alors sur elle de racheter les erreurs des humains par sa souffrance.

"Les consolations que je ressens sont proportionnées aux épreuves que j'endure et je les trouve si exquises que je ne les changerais pas pour tous les plaisirs des hommes."

Certains l'accusaient de se nourrir en cachette. Ou encore disaient qu'elle était une possédée. On la fit surveiller jour et nuit pendant des mois. Finalement, on dû reconnaître la réalité de son état que l'on considéra comme un prodige.

Sa mère mourut. Elle vendit tout ce qui lui restait et donna l'argent aux pauvres. Elle vendit même son lit. On la plaça sur de la paille mais lors du déplacement, il fallu la ficeler pour ne pas que les parties de son corps se détachent.

La famille se trouva alors dans une misère noire. D'autant plus que Pierre, le père, avait eu les doigts de pieds gelés et ne pouvait plus travailler pour la ville. Wilhelm VI, comte de Hollande, eut vent de cette situation et leur prodigua une rente.

Un jour que le Christ lui apparu, elle reçu les stigmates qu'elle garda toute sa vie.

Elle souffrit toute sa vie de différentes et épouvantables maladies auxquelles vinrent se rajouter les stigmates du Christ.

Elle passa le reste de sa vie au lit en ne pouvant bouger que la tête et le bras gauche, ce qui dura pendant trente huit ans, jusqu'à la fin de sa vie. Une sorte de lèpre ravageait le pays. Elle pria Dieu de faire cesser le fléau. A ce moment, elle fut atteinte par le mal. Son corps fut couvert d'ulcères.

Des notables et des personnes pieuses venaient lui rendre visite. Mais elle voyait aussi des anges avec qui elle conversait. Un jour un chanoine qui chantait fort bien vint la supplier de demander que Dieu lui ôte ce qu'il lui déplaisait le plus. A l'instant le chanoine devint enroué. Lidwine lui expliqua que sa voix était un sujet de vanité et que cela déplaisait à Dieu.



Après avoir passé sa vie à souffrir horriblement et supporté un corps qui endurait toutes les blessures et toutes les maladies possibles, elle mourut le mercredi de Pâques de l'an 1433, le 14 avril. Elle avait 53 ans. 

À travers ses souffrances continuelles, disent les témoins de l'époque, elle se révéla d'une telle grandeur spirituelle et mystique qu'elle se disait elle-même la femme la plus heureuse du monde.

Pourtant, certains historiens considèrent que les troubles dont souffraient sainte Lidwine de Schiedam aux Pays-Bas pourraient probablement caractériser une sclérose en plaques.
http://www.portailhandicap.com/2006/article-260-une.histoire.de.la.sep.html

Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté.

Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents: "Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes." Dieu la prit au mot.

À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.

Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os.

À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.

Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années.

À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.

Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais.



Une autre description de SEP probable, largement citée, aurait touché la spirituelle Lydwina von Schiedam (1380-1433). A l'âge de 15 ans, en patinant, elle se brisa une côte suite à une mauvaise chute. La côte cicatrisa mal et elle fut prise de fièvre. Des complications s'en suivirent. Les 38 années suivantes ne furent que souffrance chronique, ponctuée de régressions et de rémissions.

Entre autres, elle souffrit de cécité à l'œil gauche, d'une sensibilité accrue à la lumière à l'œil droit, d'une paralysie du bras droit, de douleurs sur le côté de la face, de crampes et d'ulcères par pression dans les jambes et dans les bras. De son vivant, elle attira par sa dévotion religieuse beaucoup de visiteurs. Ils lui consacrèrent un véritable culte peu après sa mort.
Lydwine ou Ludwine, mystique hollandaise.
Les reliques de Sainte Ludwine sont conservées au Carmel Saints Joseph et Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles.
Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais le principal des reliques de Sainte Ludwine se trouve au carmel.
(source: Secrétariat de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, Bruxelles).
Des internautes nous signalent:
- "Il existe une biographie écrite par Joris-Karl Huysmans
'Sainte Lydwine de Schiedam', éditions A Rebours rééditée en novembre 2002.
Ste Lydwine est née en Hollande en 1380; Elle vécut 37 ans de souffrances."
- "La fête locale de cette sainte hollandaise Lidwina de Schiedam aux Pays-Bas est le 14 juin, et j'ai cru comprendre que le principal de ses reliques sont rendues à son lieu natal Schiedam!"

en savoir plus sur elle:
http://www.jesusmarie.com/vie_de_sainte_lydwine_de_schiedam.html
rangee-de-galets.gif

 
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Commenter cet article

bunny le chti 22/09/2009 15:03


salut
il y a eu toujours des malades et les maladies ne datent pas d'aujourd'hui
il y a eu beaucoup de recherches mais le corps humain est tellement complexe
bonne soirée


Handi@dy 26/09/2009 17:21


La SEP remonterait au temps des vikings en fait! :0010: