Tenir bon... Ne pas craquer... J'suis une culbuto!

Publié le par Handi@dy

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 pour votre soutien  , que ce soit pour IOANA ou pour moi.


Son deuil , sa situation rendent bien relatifs et minimes mes problèmes actuels qui sont pourtant, à mon échelle, dramatiques.

Mais je tiens bon. Votre soutien constructif fait chaud au coeur et  les encouragements prodigués participent à mon travail personnel de résistance et de reconstruction.

Je prends conscience que j'ai alarmé certaines, sans le vouloir: il faut savoir que quand je parle de certains élans, désirs, de "partir" définitivement, c'est que le cap de la tentation a déjà été dépassé. Le danger, s'il y avait, est déjà écarté. Il faut dire que cette envie de claquer la porte au nez de la vie fait partie de moi depuis l'enfance.Trop de souffrance, d'injustice.
Mon tempérament d'éponge. 
J'ai appris, récemment, à m'essorer! A gratter! Utile pour une éponge!
Ne plus encaisser jusqu'à couler sous le poids de ce que j'ai porté...
Même si je souffre encore. Normal, je suis empathique, on ne se refait pas.ruthanim14.gif

J'en ai fait état dans des textes sous "biodécodage".

Si je me suis autorisée à parler de cette envie de "partir" qui m'a hélée, à nouveau, c'est aussi pour aider d'autres qui seraient tentés: ne pas écouter le chant des sirènes. Les encourager à rechercher de l'aide, à en parler.
Chacun faisant ce qu'il peut au moment où il se trouve mal.
Au lycée, on a beaucoup parlé du "comment" du passage à l'acte après le suicide récent de mon collègue. Certains penchaient pour de la froide préméditation. D'autres comme moi pensent que l'envie peut vous accompagner des années sans danger, jusqu'au jour où quelque chose fait basculer la force du côté obscur, comme un court-jus, et alors on ne voit plus d'issue, on n'est plus rationnel, sans espoir, et on agit... Alors que si l'on avait attendu quelques heures de plus, on aurait peut-être renoncé. La vie tient à pas grand chose.
Flirtant avec l'idée d'un "départ" à un moment choisi par moi depuis 33 ans, je pense maîtriser la bête. Je vais toujours rechercher de l'aide.
Ou alors, si ma théorie est juste, le jour où un court-jus s'opèrera, ce sera un départ, mais sans fanfare, parce que j'aurai agi, sans parler, sans prévenir.
Tant qu'on en parle, tout est ouvert, c'est que le désir de vivre, de vivre autrement, soit, est toujours présent.
Et, put***, j'ai un féroce appétit de vie, malgré ses emm*****!


En réponse à vos coms, j'ai détaillé de quelle manière j'allais enclencher ma résistance concrète. (recours divers...) Je ne récapitulerai pas ici. Alors, surtout pas de souci, hein?

J'espère que IOANA va rebondir aussi et s'accrocher, concentrons-nous sur le soutien à LUI apporter, MERCI!!!


J'ai cette faculté heureuse de pouvoir rebondir, de renaître de mes cendres comme un phénix (on va essayer d'éviter de passer par sa phase de consumation hem). Ma mère parlait de moi comme d'un "Stehaufmännchen", vous savez, ces jouets qu'on appelle des culbutos ou encore des poussahs, des bonhommes ronds qu'on pousse, qui se balancent, mais sans jamais tomber, car leur base est arrondie et lestée, et parce qu'ils retrouvent après moultes balancements, leur point d'équilibre. Elle avait raison.
Voilà, je suis unE poussah! Et j'en ai même les rondeurs, c'est un comble! Pfff! (si on pouvait arrêter de me pousser quand même, ça me ferait des vacances...)


***Je vous embrasse. De tout mon coeur. Vous êtes extras!adynewg.gif

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Publié dans HUMOUR SEP!

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Handi@dy :0014: 17/06/2007 21:51

Tu sais qu'on pense tout pareil là, CHRISTINE? (droit de disposer de soi, ne pas juger) Rien de plus à ajouter, à part MERCI. Appréciée? Remerci. Touchée coulée chtite larmouille à l'oeil! :0010:

christine 17/06/2007 21:47

Salut AdyNous nous sommes tous insurgés contre l'idée de ton suicide car il est insupportable d'envisager la perte de quelqu'un qu'on apprécie. Ceci étant, l'une de mes convictions les plus ancrées est que chacun a le droit de disposer de soi-même.Personne ne pourra jamais savoir ce qu'ont enduré nos collègues respectifs, Charles-Henri et tous les autres pour en arriver là. Personne ne peut te juger ou t'interdire d'y songer même si, nous l'espérons très fort, tu n'en arriveras jamais là et même si nous pleurons l'absence de ceux qui en sont arrivés à cette extrémité.